février 18, 2009 @ 18 h 13 min
Lilly Allen n'a pas changé
Enfin, légèrement, on ne reste pas de marbre après avoir écoulé un premier album dans le monde entier. Ses journées deviennent ponctués de flashs dès la sortie du lit et on porte des lunettes de soleil même en hiver. Mais globalement, sur « it’s not me, it’s you » , c’est bien Lily Allen qui chante (Quel scoop ! ).
Du point de vue musical, la jeune anglaise a juste étendu son univers reggae/pop, so british, à l’electro, au folk et autre. Tout ça résonne toujours aussi légèrement dans la tête, notamment, grâce à sa voie particulière de « petit chat » nonchalant qui miaule (c’est elle qui se définit ainsi). Elle transforme n’importe quel propos en une banalité. Ainsi sur « never gonna happen », elle déclare I don’t love you à chaque refrain sans vraiment blesser et la même chose se produit à la piste suivante : « fuck you ». La chanson est un véritable défouloir qui a du lui éviter de commettre plusieurs meurtres.
Il ne faut donc pas être naïf quand on écoute Lily. Sa musique douce emballe des paroles assez réalistes, terre à terre qui surprennent. Dans le rayon des chanteuses dites « pop » c’est plutôt rare. « The Fear » en est la preuve. Un premier single qui analyse le succès, ce qu’il faut prendre, ce qu’il faut laisser et des repères qui ne seront plus jamais les mêmes. Elle cherche toujours une morale dans les événements qu’elle vit et la partage volontiers.
Tous ces morceaux sont brassés dans une mêlé de titres plus classiques, bien arrangés, qui s’attaquent aux histoires d’amour et aux séparations (« I could say », « he wasn’t there »). Et oui, je crois que l’on n’y échappera pas, mais attention ses histoires restent d’une couleur particulière. Celle qui reste claire, optimiste et qui nous fait dire « c’est la vie ».
TUYSBX & Enjoy
En live au grand journal et quelques extraits dans le player Deezer :
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