Bon je sais que ça fait déjà un ou deux mois que cet album est sorti mais il fallait que je laisse une trace sur TUYSBX.

Groupe originaire d’Atlanta (Géorgie, Etats-unis), les Black Lips ont enregistrés un troisième album détonnant très ancré dans les 70′s par leurs productions saturés et noisys. Des groupes comme To get her together (ici) ou Black Angels (ici) ont préférés conserver le psychédélisme de cette époque, les Black Lips, eux, ont choisit de le transcender en proposant une vision fun et décalée : Le chanteur chante faux, les guitares sont mal aiguisées et les rythmes sont nonchalants. Si la tableau que je vous ai peint est peu gratifiant le résultat est au contraire détonnant.
Take my heart est d’ailleurs une belle entrée en matière invoquant les esprits des Kinks et des Who avec un riff juste comme il faut pour twister et balancer la tête. Ce titre est un délire programmé où les petits aboiements, les baisses de puissances annonce un final explosif. Starting over, plus posé, garde un dimension pop grâce à ce refrain en chœur et un riff de transition hypnotique.
Pour ce qui est des ballades, l’idée semble être qu’elle ne doivent pas le rester longtemps. I’ll be with you dans un autre contexte, avec un chanteur de variètoche, par exemple, finirais par filer des frissons. Ici la saturation fait office de barrière, la moindre élévation de la voix de Cole Alexander se heurte à des grésillements nous ramenant dans le champs du Rock.
Des interludes comme Old Man, ou Trapped in the basement qui est assez similaire, proposent des abiamces blues/western beaucoup plus sombres et plus proches de ce que pouvait faire les Velvet Underground dans la composition. Un peu moins fun mais l’immersion est totale.
Attention 200 Million Thousand est avant tout un album de garage rock de 2009 sur lequel les Black Lips impose une texture bien particulière. Si je me suis engouffré dans des comparaisons trop faciles, c’est dans le bon sens. C’est le genre de groupe qui peut, à long terme, faire avancer le rock comme le fait le surproductif Jay Reatard. Ils plient, déforment et jouent avec les styles sans complexe afin de trouver autre chose. Un dernier exemple, et je ne ferais pas de comparaisons cela s’entend dès les premières secondes, le titre Drug. Survitaminé, geulard et punk. Appréciable car différent du reste de l’album et surprenant par son efficacité.
L’album sur Spotify et le Myspace.
TUYSBX & Enjoy