déc 26

 

Ne cherchez aucun rapport avec la Noël, Ty Segall & Mikal Cronin sont des types de San Fransisco, déterminés à fissurer les murs de ce disquaire lorsqu'ils crient "i wear black". C'est tout ! Enfin…

Tous deux issus de groupes type garage-punk (The Traditional fools pour Ty et Charlie & The Moonhearts pour Mikal), ils se sont alliés pour sortir ce mois ci "Reverse Shark Attack" chez Kill Shaman Records. Un disque qui semble dans la même veine et dont on peut découvrir 2 titres sur le blog de Royal Rhino Flying records : Ramona et I Wear Black qui fait office de live du Samedi(Je vous ai remis le premier histoire de comparer avec la vidéo).

Ty Segall & Mikal Cronin-  I Wear Black

Si la vidéo est courte et ne présente pas le titre dans sa structure originale, on retrouve cette série d'effets psychédéliques utilisés sans retenue. Des cousins de Jay Reatard 60's et fou fou plus ancrés dans la Californie.

A découvrir également, cette vidéo de Ty Segall au South by Southwest 2009 jouant The Drag. De quoi avoir la pêche pour attaquer les gueuletons familiaux.

Vous pouvez également aller faire un tour sur leurs pages myspace respectives :

Ty Segall : http://www.myspace.com/tysegall
Mikal Cronin : http://www.myspace.com/mikalcroninmusic

TUYSBX & Enjoy !

déc 21

Après un dispositif de teasing tordu pour plus ou moins découvrir The High Road (voir ce tweet), Broken Bells le dévoile enfin en téléchargement gratuit. Alors qu'ecequoucé les Broken Bells ? C'est l'association de James Mercer du groupe The Shins et de…de… Danger Mouse (Toujours dans les bon coups celui là).

 

A récupérer sur leur site officiel, on reconnaît facilement sur The High Road la pâte du producteur sur la rythmique et les petits sons dispersés au long de la chanson : Un peu trop proche de Gnarls Barkley à mon goût mais d'un côté c'est toujours aussi bien fait donc…

TUYSBX & Enjoy !

déc 15

the politics aux transmusicales 2009 rennes

Pour coller à l'actualité climatique, on a choisi de commencer par les danois de The Politics même si ceux là ont plutôt tendance à réchauffer l'atmosphère sur scène. Aux village des Transmusicales sur une petite table ronde, nous avons fait connaissance avec les 3 membres David Boyd, le chanteur danseur, Søren H, le guitariste pianiste et Poul Amaliel, le batteur un peu fou de ce groupe rock influencé par le hip-hop. Des types sympas et excités par ce qui leur arrive. Pour que vous sentiez bien leur enthousiasme on vous a mis les bandes sons en V.O. à côté.

 

 

TUYSBX : On a tenté de trouver des informations sur vous avant de vous interviewer mais il y en a peu. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? Comment êtes vous venu à faire de la musique ensemble ?

Søren : On a commencé au mois de Février donc le groupe à environ 10 mois. David et moi on faisait déjà de la musique ensemble depuis pas mal de temps et au moment de se présenter au concours, que nous avons gagné au Danemark, nous avons eu besoin d'un batteur. Paul était le plus fou de tous et maintenant c'est de pire en pire (rires). Tout les conditions étaient réunis pour que le groupe se crée et ensuite tout s'est enchaîné très vite.

David : On est juste un groupe qui a trouvé quelque chose que les gens aiment et on avance comme ça.

TUYSBX : Votre nom c'est "The Politics". C'est très général, vous ne vouliez pas que l'on vous retrouve sur google ?

David : A la base on devait s'appeler "Rubber Head Bandeds" mais tout est arrivé très vite quand on a gagné le concours. On avait jamais eu de groupe avant. Poul (le batteur), officiellement, appartenait à un autre groupe. Nous faisions de la musique ensemble seulement en passe temps. A la dernière minute, il a fallu se décider quand ça a commencé à s'agiter autour de nous, qu'il a fallu partir en tournée et que nous avons rencontré Jean-Louis Brossard.

TUYSBX : Est ce que vous avez choisit ce nom de la même manière que Police là fait pour se retrouver sur toutes les premières pages des journaux ?

Søren : On a pas vraiment pensé de cette manière pour trouver ce nom. Comme le dit toujours David, nous sommes agressifs et nous savons ce que nous voulons et c'est ce que font les hommes politiques.

Poul : La politique est partout et personne n'y comprend rien.

David : "It's everything in anything ! ". Quand on voit les politiques on voit des gens agressifs qui cherchent à imposer leurs idées. Il n'y a rien de négatif dans tout ça. On trouvait ça plutôt amusant et c'est comme ça que l'idée est venue. Et c'est un nom plutôt cool ! Maintenant que l'on va être signé sur RCA et que nous nous sommes installés à New-York tout ça prend de l'importance et le nom aura forcément un impact.

TUYSBX : C'est pour ça que sur votre myspace, pour le pays d'origine, il est écrit Etats-Unis ?

Søren : Paul va venir s'installer en Janvier et David et moi nous vivons déjà là bas.

David : Mais on va remettre Danemark aussi, c'est juste temporaire le temps que l'on refasse une nouvelle page. En fait, nous sommes danois et américains. Mon père a des origines américaines, suédoises et danoises. Le groupe est un mélange et ça se répercute sur notre musique.

TUYSBX : A propos de votre musique, vous êtes plus hip-hop/rock ou rock/hip-hop ?

David : Rock/hip-hop.

Søren : parce que, le hip-hop malgré tout ça reste du rock.

Poul : Je pense que cela dépend. Si tu nous vois jouer en concert c'est rock alors que si tu écoutes notre myspace, c'est toujours rock mais le hip-hop a un peu plus d'influence. C'est un mélange et puis ce qui doit arriver arrive.

TUYSBX : C'est rock mais on a l'impression que vous venez du hip hop lorsqu'on vous voit sur scène ? Vous faisiez parti d'un groupe de rap avant ? D'un groupe de danse (Pour david, le chanteur) ?

David : Paul fait de la musique depuis très longtemps. Depuis quand fais-tu de la musique Poul ?

Poul : je fête ma 20ème année de métier bientôt.

David : Et il a 22 ans (rires).

Poul : J'ai 25 ans !

David : Et Søren depuis l'âge de 15 ans.

Søren : Je jouais beaucoup de piano et d'autres trucs. Et avec David on a fait toutes sortes de musiques. On ne savait pas que cela donnerait un vrai groupe. On passait beaucoup de temps a essayer de reproduire ce que l'on avait en tête.

David : Pendant 3 ans et demi, nous avons beaucoup écrit et expérimenté. Pour répondre à ta question, nous venons tous du hip-hop. C'est ce que nous aimons. Je viens du milieu de la danse de rue, du breakdance. J'avais un groupe underground avec lequel je voyageais et faisait pas mal de battle. Comme pour la musique, c'était un passe temps. Quand j'ai rencontré Søren, il avait plus le côté rock et moi le côté hip-hop avec tout de même un peu de Rolling Stone et de Jimi Hendrix pour tout ce qui vient du breakbeat. Et on a mis tout ça ensemble. Donc il y a du hip-hop mais ça reste crédible.

TUYSBX : Est ce que vous aviez quelque chose en tête lorsque vous avez commencé le groupe ?

Søren : Oui, parce que quand on fait quelque chose on ne le fait pas à moitié. C'était vraiment ce qu'on voulait faire. On a emménagé à New-York parce que c'est à la rencontre des Etats-Unis et de l'Europe. On y va à 100%.

David : Et si ça ne fonctionne pas comme on le souhaite, on le fera toujours en tant que passe temps parce qu'il y a de l'amour et de la passion derrière. Je pense que c'est difficile de trouver quelqu'un qui n'y met pas un peu d'ambition même si c'est sa passion. C'est toujours sympa de savoir que les gens aiment ce que tu fais et que ça marche. C'est une bonne chose !

TUYSBX : Vous nous avez dit que vous aimez tous le hip-hop. Existe-t-il de bon groupes de rap au Danemark ?

Poul : Non. Il y a des artistes hip-hop mais pas de groupes. Il y avait cette fille Natasja (Je crois que c'est celle là http://www.myspace.com/tasjamusic) qui était vraiment douée.

Søren : Je pense que le problème c'est que la langue danoise ne se prête pas au rap mais c'et juste mon avis.

TUYSBX : Comme le français !

Søren : Le français sonne plutôt bien.

TUYSBX : Oui, de temps en temps.

Poul : Sting a un rappeur français sur l'un de ses disques.

TUYSBX : Sting ?

David : Oui, je crois que c'est MC Solar.

TUYSBX : D'ailleurs, il est passé aux Transmusicales.

David : Mais le rap, pour moi, ça doit…

TUYSBX : …être en anglais.

David : Oui, mais ce n'est pas pour ça que je trouve ça mieux. La rap c'est toujours la même chose avec des règles. C'est pour ça que je me libère de tout ça avec le rock. J'adore ça ! On peut faire ce que l'on veut que ce soit bon ou mauvais, bien ou mal. Je sais que je ne peut pas gagner une battle de rap, ça n'a rien a voir. C'est juste la puissance de ce moyen d'expression. Du rap, je ne sais pas ? Bien sur beaucoup de personnes nous ont dit que c'était proche des Beastie Boys et de Rage Against The Machine.   Que c'était du "White Rap".

Søren : Je pense que c'est cool de ne pas avoir de cadre, de ne pas se soucier si ça sonne old school ou autre chose. Si il y a un bon flow les gens adhèrent.

TUYSBX : Quand on vous entend des groupes énergiques comme the Hives (j'ai eu du mal à le prononcer) en tête.

Søren : On aime surtout Nirvana et tous les trucs de grunge.

TUYSBX : C'est ce que je pensais !

Søren : Mais on ne veut pas essayer de sonner comme eux c'est surtout l'énergie que l'on veut reproduire.

David : C'est le sentiment que ça procure qui est le plus important parce que c'est de l'art. Si tu vois une peinture, de la danse ou que tu entends de la musique bien sûr il y a une part de technique que tu dois appliquer correctement. Mais tu travailles tellement dur pour obtenir cette technique, comme pour la danse, que tu veut la détruire car se resterait simplement de la technique et non de l'art.

TUYSBX : Est ce que vous pensez que vous faites de la "teenage music" ? David : Je crois que on a un peu de tout ça.

Søren : Je pense que beaucoup de personnes aiment ça parce que c'est de la musique pop. On ne veut pas en faire mais il y a une part de mélodie qui peut faire penser à la pop mais on ne fait pas attention à ça.

Poul : Je pense que c'est un mélange. D'un côté les adolescents aiment notre musique parce que ça peut paraître rebelle et qu'ils voudraient faire pareil. Et de l'autre, les personnes un peu plus vieille aiment cette musique parce qu'ils se disent : "Oh, ça me rappel quelque chose mais ils le font d'une autre façon".

David : Oui, on en revient encore au sentiment. On ne s'adresse pas à un âge précis, il n'y a pas de marketing. C'est du rock.

TUYSBX : Donc c'est votre première expérience professionnelle dans la musique ?

David : Oui et c'est amusant car pendant longtemps, je parle pour moi, tu essayes d'être créatif, de faire des choses mais tu n'es jamais prêt quand il le faut.

Søren : Tu trouves toujours quelque chose qui a été fait avant et quand tu le joues tu ne pense pas que c'est toi. Et dans le cas des Politics, c'est vraiment nous. C'est un mélange fou de nous tous. On n'interfère pas dans ce que fait l'autre. On se respecte trop.

David : C'est la recette ! Un grand merci au groupe The Politics  pour nous avoir donner un peu de leur temps et merci également à Benjamin pour nous avoir calé l'interview.

Merci !

Vous pouvez écouter The Politics sur leur myspace, voir ou revoir leur concert aux Transmusicales sur Arte Live Web. Nous on se repasse le clip "Yeah Yeah Yeah" :

TUYSBX & Enjoy !

déc 12

Il y a encore une semaine, je visualisais mal la musique de Jesus Lizard. Bon, j'imaginais quand même qu'avec un nom pareil ils n'aspiraient pas à faire de la musique de chambre mais j'étais décidé à m'intéresser à la chose. Cette semaine (principalement dans le bus, le matin) j'ai donc écouté 3 albums de leur discographie : Goat (1991), Liar (1992) et Shot (1996).

Sur une décennie leurs créations restent assez homogènes et de bonne qualité. Des morceaux aux ambiances très lourdes, longues au démarrage mais toujours satisfaisantes à la fin. Un son et une production proche du Metal mais avec une attitude punk et parfois même primitive. Une recette explosive qui se décline sans fin et qui laisse toujours autant d'espace aux délires du chanteur Davi Yow. Jamais vraiment chantées, jamais vraiment criées, ses interprétations nous font tomber dans le domaine de l'étrange, du bestiale. En rock on parle souvent de musique "garage", ici c'est plutôt  ambiance "cavern".

Une semaine avec Jesus Lizard dans les oreilles c'est pas rien. Ça rend ton environnement quotidien violent et donne l'impression que tout est aliéné. Sans rentrer dans une réflexion à deux balles, tu regarde autour de toi et tu as ces cris dans les oreilles qui appellent au réveil… C'est perturbant.

Au bout du compte mon album préféré parmi ce trio reste Liar mais le titre que je peux repasser en boucle se trouve dans l'album précédent Goat. C'est  Seasick parce que j'aime bien ce qu'évoque le titre et la manière radicale de parler d'une panique en haute mer. Ça tangue !

Ah oui et c'est le live du Samedi :  

TUYSBX & Enjoy !

déc 11

politics transmusicales rock hip hop 2009
Comme le dit son slogan, le Parc Expo c'est "l'événement ensemble" et même tous ensemble puisque la soirée de Samedi des Transmusicales affichait complet. Et si vous vous demandez pourquoi, il existe deux bonnes raisons.

Tout d'abord, Samedi c'est le week-end, ce qui rameute une bonne partie de la France lycéenne et salariée et ensuite, à l'affiche il y avait de quoi se régaler. Et comme on avait chacun plein de choses à raconter, on a  décidé de ne pas faire un résumé mais 2 bien séparés un de Pannouf et un de Ronan et c'est juste en dessous (dans ce tableau super galère à faire).

Si on commence par le plus visible, on pouvait se tasser dans le hall9, qui laissait un grande place au DJ, pour voir Mr Oizo. Un taulier qui a fait cluber la foule au rythme de ses classiques et de ceux des autres : Death from above, Daft punk, flat beat ect… Un défouloir pas bien révolutionnaire mais très efficace.

Si on reprend le début de la soirée, on pouvait s'attarder sur Rodriguez. Un vieux chanteur pop-folk, talent des années 70's, encore en belle forme qui prenait parfois des airs de Dylan pour faire grincer sa voix et sa guitare. Une présence sur scène assez classe, plutôt simple. Un sentiment de toucher à ce qu'on pouvait entendre dans les 70's. Le Sugar Man fût enivrant !

Il y a eu aussi ce bref passage sur la scène des Narcicyst pour apprécier le hip-hop forcément à part. Quand un canadien d'origine irakienne s'approprie une musique 100% américaine c'est tout un symbole. Pourtant l'orient n'est présent que par petites touches. Le beat et la musique reste très classique mais bien orchestrée avec un son particulier.

narcicysts transmusicales 2009

Dans un registre proche, le collectif Push Up est venu prendre la relève pour animer le hall 4. Un spectacle scénarisé autour d'un personnage, Quincy Brown et qui rend hommage à la black music avec toujours en fond un brin de rock.  Aux Transmusicales pour ce qui est de la Soul et du Hip-Hop on a revu nos classiques mais quand c'est bien fait, ça ne se refuse pas.

Ah oui, niveau techno j'ai pris ma claque en dansant sur Popof. Pas un beat plus haut que l'autre, une approche minimaliste qui donne l'impression que le son est taillé sur mesure pour vos pas de danse. Ze truc de dingue. Bien plus marquant que Danton Eeprom qui était bien mais je n'ai pas retrouvé l'ambiance qui pouvait régner sur les pistes studio. Peut être que je ne suis pas resté assez longtemps.

A partir de 2hOO retour au hall 4 pour voir The Politics ( A voir sur arte live web). Un groupe dannois formé depuis à peine 9 mois et qui a le mérite de la fraîcheur. Leur style rock/hip-hop rappel forcément RATM et les Beastie Boys mais tout ça est enrobé d'une attitude teenage. Ils sont insouciants, jeune et se donnent à fond dans leur truc. C'est pas facile de prendre du recul après les avoir interviewé car ils sont vraiment sympas.

Un peu crevé par ces 3 jours non-stop, on a ensuite déambulé dans le parc expo à la recherche de quelque chose qui puisse nous remettre sur pied…musicalement. Et ce n'est pas faute d'avoir pris une pinte de café (et oui en Bretagne tout se sert en pinte…) mais plus rien ne nous retenais des bras de Morphée. On a pourtant écouté attentivement Dj Ride et son set de dingue (a revoir).

Pannouf,

Après deux interviews l'après-midi au village, on attaque au parc expo avec Rodriguez, le vieux briscard de l'édition. Grande classe, la voix est intact par rapport au disque qui a 40ans. Sugarman transporte. Le groupe qui l'accompagne pourrait être composé de ses petits enfants et tiennent la baraque.

On passe vite fait devant the Narcysist qui semble bien sonner puis on s'en va se renseigner pour faire une interview  de South Central. C'est ballot personne les a vu encore. Après 45min d'égarement et de repos dans des canapés en cuir moelleux on sent que ça va être rapé.

blk jks transmusicales 2009

Du coup, on repart voir BLK JKS. Ca envoi bien passant du reggae au dub puis au rock dans un même morceau, excellent son mais manque le petit quelque chose qui fait décoller le truc.

Petit arrêt devant Push Up! pour un funk nikel plus que clean en allant voir Mr Oizo. C'est efficace. On a pas vu tous le set on est pas resté tous le long mais bon ça sonne quand même comme du déjà vu et puis perso un peu mare des Justice, Vitalic, Simiam Mobile Disco, qui te balance les même types de son tout le long de leurs sets. Ca fait 4 ou 5 ans que ça dure quand même tous ça.

Arrêt ravitaillement alcool fort et on est parti pour se déhancher sur Popof avec un set beaucoup plus minimal que Oizo. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus bourin que ça et finalement de bonnes montées en puissance bien agréable pour les jambes.

Ensuite The Politics : petite claque. C'est rafraîchissant et ça ne se prend pas la tête. Mélange d'air californien, de Nirvana et des Beastie Boys parfait pour les jeunes et les moins jeunes qui se déchaînent dans le pogo.

On finira la soirée à picorer entre Gooseflesh, Ezra Bang and the hot machine, The Very Best et enfin Dantom Eeprom sans que rien ne capte vraiment beaucoup mon attention sans doute à cause de la fatigue.
 

Ronan,

 

Quelques photos des concerts, TUYSBX & Enjoy !

 

 

déc 9

On attaque ce vendredi en fin d’après-midi en se rendant à la Cité pour une séquence que l’on avait déjà annoncée.

Les premiers à rentrer sur scène sont les Brightblack Morning Light introduit par Jean-Louis expliquant qu’il cherche à les faire venir depuis 3 ans. Le set sera composé de deux morceaux ou séquences probablement improviséS. On a donc sur scène un chevelu barbu qui passe de l’orgue à la guitare sans décoller de sa pédale Wa-wa. A sa gauche, une jolie blonde aux claviers nous envoyant des nappes sonores. Derrière eux deux ombres s’occupent d’une batterie décomposée. On est donc face à des hippies nous envoyant un set plus que psychédéliques avec un chant limite incantatoire et un son moins travaillé et plus sal que sur disque. Accoudé à la barrière, j’avoue avoir décroché au début du concert pour observer le balai des photographessniper. Au final, sans être renversé, le temps passe vite et le son est absorbant comme si Brian Eno avait ignoré la technologie et était resté coincé dans un camp Hippie des années 60. A la fin petite prise de parole pour expliquer que l’homme n’est pas fait pour et ne veut pas la guerre (je résume) avec une absence totale d’ironie, rare de nos jours.

Le concert qui suit est probablement un des plus attendu du festival du coup la salle est pleine. En effet, Gablé revient pour la deuxième année consécutive avec une création spéciale (en collaboration avec Nordik Impact). Au trois membres s’ajoute une violoncelliste et un batteur ainsi qu’au milieu du concert une chorale de vingt personnes. Alors j’adorai déjà avant mais autant le dire, je le suis carrément encore méga trop plus après. Ca émeut, ça fait rire, ça fait boom boom, "Hey tick the puunk", "walking for hours", ça claque, THE concert of THE festival. Le camarade qui m’accompagnait à d’ailleurs eux comme remarque très pondéré à la fin du concert : "c’est le meilleur concert de ma vie". Je n’en dis pas trop car j’y reviendrai (avec un descriptif-interview-dissertation).

Ensuite, Cass McCombs : c’est con il passe après Gablé. Sa musique est beaucoup moins délirante et beaucoup  plus convenu. Il faut avouer que le bonhomme à une certaine classe mais là il ne parait pas drôle et assez fade. Du coup la salle se vide.

gaggle transmusicales 2009

Après une bouffe rapide, je rejoins mon collègue en direction du parc expo pour un apéro "voiture et parking".
On prend en cours la chorale Gaggle dans le hall9. Ce n’est pas très entraînant même si les costumes sont jolis. La chorale est positionné au fond de la scène ce qui n’ajoute rien pour apprécier. On part donc voir FM Belfast qui finit son concert. L’ambiance y est beaucoup plus survoltée et le public sautille en cadence et chante sur une éléctro-pop interprété en collant.
On se rend ensuite dans le secteur des gens badgés pour faire une interview des Wankin Noodles. Normal, on va attendre. Ca nous permet une petite pause (même si on rate peut-être des choses) et de voir deux morceaux des Wankin qu’il donne pour le Mouv’. On enchaîne avec l’interview autour d’un saucisson (un peu à l’arrache il faut l’avouer).

major lazer diplo transmusicales 2009On repart pour les concerts le temps de dire bonjour à des gens, de retrouver notre pilote et de boire un café.
On se dirige vers le hall 4 le temps d’apprécier un peu le délirant Mister Eleganz. Detroit social Club arrive ensuite. De bons anglais qui jouent bien mais ça fait un peu trop penser à du Kasabian, voir du BJM parfois.

Arrêt pipi et bar puis direction Fever Ray très attendu. La salle est bien remplie et l’on se retrouve sans doute mal placé au milieu et sur le côté. Je n’avait pas franchement accroché sur le disque du coup je ne rentre pas franchement dedans malgré les costumes et les lasers.
C’est au tour de Major Lazer dans le hall4. Le disque et les clips laissant envisager quelque chose d’assez délirant. Ce n’est pas révolutionnaire musicalement mais bigrement efficace et sans complexe (simulation de fornication entre danseuses et MC). Diplo sait manié les foules et se permet même d’envoyer un extrait du All that she wants de Ace of Base repris par le public, au milieu d’un son techno dancehall. Certains diront que ce n’est pas très fin mais bon, en même temps il pouvait aller voir the Field dans le hall3 dont l’on ne voit qu’un court extrait. Du peu que l’on a vu cela paraissait excellent avec une éléctro minimale en live accompagné de collages vidéo psyché industriels (à revoir).

On arrive pour la fin du set d’Aeroplane dans le hall9 qui finissent par Toto d’Africa (ouch!le truc parfait pour un 1er janvier très imbibé). Ca enchaine directement avec Solillaquits of Sound. Excellent hip-hop anti bling bling. Un fou furieux derrière trois MPC (sampler avec plein de gros boutons blancs qui s’allument), un grand mec à dread accompagné de sa femme qui rapent et chantent tous les deux et une autre fille pas très utile. C’est frais et efficace.
On file ensuite voir les Wankin Noodles. Net influences des Who et de The Hives totalement assumés. Ca envoie mais il commence à se faire tard pour pogoter de manière libéré (de plus, ils gagneraient peut-être à jouer un peu plus fort).
Allez on rentre se coucher c’est pas fini!  

Retour sur le parking du parc expo avant d’affronter les schtroumphs et leur flûtes magiques au rond point. La soirée aura été éclectique et plus riche que la première au liberté. Dans tous les styles l’attitude était plus débridé. Que ce soit excentrique et fun (Major lazer) ou complètement sombre (Fever Ray), il y eu des risques de pris et c’est ça qui est intéressant aux trans.

TUYSBX & Enjoy !

 

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