décembre 9, 2009 @ 21 h 50 min
2# Transmusicales ’09 : Vendredi, jour, Cité, nuit, Parc Expo, pluie…
On attaque ce vendredi en fin d’après-midi en se rendant à la Cité pour une séquence que l’on avait déjà annoncée.
Les premiers à rentrer sur scène sont les Brightblack Morning Light introduit par Jean-Louis expliquant qu’il cherche à les faire venir depuis 3 ans. Le set sera composé de deux morceaux ou séquences probablement improviséS. On a donc sur scène un chevelu barbu qui passe de l’orgue à la guitare sans décoller de sa pédale Wa-wa. A sa gauche, une jolie blonde aux claviers nous envoyant des nappes sonores. Derrière eux deux ombres s’occupent d’une batterie décomposée. On est donc face à des hippies nous envoyant un set plus que psychédéliques avec un chant limite incantatoire et un son moins travaillé et plus sal que sur disque. Accoudé à la barrière, j’avoue avoir décroché au début du concert pour observer le balai des photographessniper. Au final, sans être renversé, le temps passe vite et le son est absorbant comme si Brian Eno avait ignoré la technologie et était resté coincé dans un camp Hippie des années 60. A la fin petite prise de parole pour expliquer que l’homme n’est pas fait pour et ne veut pas la guerre (je résume) avec une absence totale d’ironie, rare de nos jours.
Le concert qui suit est probablement un des plus attendu du festival du coup la salle est pleine. En effet, Gablé revient pour la deuxième année consécutive avec une création spéciale (en collaboration avec Nordik Impact). Au trois membres s’ajoute une violoncelliste et un batteur ainsi qu’au milieu du concert une chorale de vingt personnes. Alors j’adorai déjà avant mais autant le dire, je le suis carrément encore méga trop plus après. Ca émeut, ça fait rire, ça fait boom boom, "Hey tick the puunk", "walking for hours", ça claque, THE concert of THE festival. Le camarade qui m’accompagnait à d’ailleurs eux comme remarque très pondéré à la fin du concert : "c’est le meilleur concert de ma vie". Je n’en dis pas trop car j’y reviendrai (avec un descriptif-interview-dissertation).
Ensuite, Cass McCombs : c’est con il passe après Gablé. Sa musique est beaucoup moins délirante et beaucoup plus convenu. Il faut avouer que le bonhomme à une certaine classe mais là il ne parait pas drôle et assez fade. Du coup la salle se vide.

Après une bouffe rapide, je rejoins mon collègue en direction du parc expo pour un apéro "voiture et parking".
On prend en cours la chorale Gaggle dans le hall9. Ce n’est pas très entraînant même si les costumes sont jolis. La chorale est positionné au fond de la scène ce qui n’ajoute rien pour apprécier. On part donc voir FM Belfast qui finit son concert. L’ambiance y est beaucoup plus survoltée et le public sautille en cadence et chante sur une éléctro-pop interprété en collant.
On se rend ensuite dans le secteur des gens badgés pour faire une interview des Wankin Noodles. Normal, on va attendre. Ca nous permet une petite pause (même si on rate peut-être des choses) et de voir deux morceaux des Wankin qu’il donne pour le Mouv’. On enchaîne avec l’interview autour d’un saucisson (un peu à l’arrache il faut l’avouer).
On repart pour les concerts le temps de dire bonjour à des gens, de retrouver notre pilote et de boire un café.
On se dirige vers le hall 4 le temps d’apprécier un peu le délirant Mister Eleganz. Detroit social Club arrive ensuite. De bons anglais qui jouent bien mais ça fait un peu trop penser à du Kasabian, voir du BJM parfois.
Arrêt pipi et bar puis direction Fever Ray très attendu. La salle est bien remplie et l’on se retrouve sans doute mal placé au milieu et sur le côté. Je n’avait pas franchement accroché sur le disque du coup je ne rentre pas franchement dedans malgré les costumes et les lasers.
C’est au tour de Major Lazer dans le hall4. Le disque et les clips laissant envisager quelque chose d’assez délirant. Ce n’est pas révolutionnaire musicalement mais bigrement efficace et sans complexe (simulation de fornication entre danseuses et MC). Diplo sait manié les foules et se permet même d’envoyer un extrait du All that she wants de Ace of Base repris par le public, au milieu d’un son techno dancehall. Certains diront que ce n’est pas très fin mais bon, en même temps il pouvait aller voir the Field dans le hall3 dont l’on ne voit qu’un court extrait. Du peu que l’on a vu cela paraissait excellent avec une éléctro minimale en live accompagné de collages vidéo psyché industriels (à revoir).
On arrive pour la fin du set d’Aeroplane dans le hall9 qui finissent par Toto d’Africa (ouch!le truc parfait pour un 1er janvier très imbibé). Ca enchaine directement avec Solillaquits of Sound. Excellent hip-hop anti bling bling. Un fou furieux derrière trois MPC (sampler avec plein de gros boutons blancs qui s’allument), un grand mec à dread accompagné de sa femme qui rapent et chantent tous les deux et une autre fille pas très utile. C’est frais et efficace.
On file ensuite voir les Wankin Noodles. Net influences des Who et de The Hives totalement assumés. Ca envoie mais il commence à se faire tard pour pogoter de manière libéré (de plus, ils gagneraient peut-être à jouer un peu plus fort).
Allez on rentre se coucher c’est pas fini!
Retour sur le parking du parc expo avant d’affronter les schtroumphs et leur flûtes magiques au rond point. La soirée aura été éclectique et plus riche que la première au liberté. Dans tous les styles l’attitude était plus débridé. Que ce soit excentrique et fun (Major lazer) ou complètement sombre (Fever Ray), il y eu des risques de pris et c’est ça qui est intéressant aux trans.
TUYSBX & Enjoy !
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Posted by disso
décembre 9, 2009 @ 20 h 54 min
OH, tu as loupé the phantom band! Grosse impression de la soirée pour moi, avec Fever Ray
Posted by Pannouf
décembre 9, 2009 @ 22 h 18 min
Ouai, on aurait bien voulu tester Phantom Band et ce qui suivait Jessie Evans ! Dur dur de tout voir au Trans…