En 1998, Chali 2na, Zaakir, Akil, Marc 7even et les DJ Cut Chemist et Nu Mark (merci wikipédia) débarquaient, sous l'appellation Jurassic 5, avec un premier LP à mi-chemin entre De La Soul et The Roots. Au long des 11 titres, on découvre un rap intelligent et pacifiste armé de samples Jazz et Funk calibrés au beat près. Ce LP tout d'abord édité en EP, (Improvise, Blacktop beat et without a doubt sont venus se greffer) à tout de suite été reconnu par la critique pour sa fraîcheur. Le monde du rap déjà à la fin des années 2000 commençait à s'homogénéiser, à tomber dans le mainstream heureusement les "J5" étaient là.
C'est marrant je n'avais jamais vu de concert des Jurassic 5 sur le tube. J'écoute énormément ce LP et l'album Power In Numbers mais je n'ai jamais eu la curiosité d'aller jeter un coup d'oeil pour voir à quoi ressemblait le crew . Grossière erreur. En live, vous allez donc pouvoir vous "rafraîchir" (et moi de même) avec Jayou et sa boucle de flûte traversière papillonnante au dessus du nid des 4 MC's :
Lors des Transmusicales 2009 à Rennes, nous avons rencontré le duo anglais Hook and The Twin. Originaire de Bristol, Tom et Marc nous ont parlé de leur nouvelle vie londonienne, des machines dont ils se servent sur scène, de celles qu'ils aimeraient utiliser et de la manière dont ils fabriquent leur musique. Après avoir sorti 2 premiers singles, Race for the Bones et Bang Bang Cherry, on attend désormais la sortie d'un premier album :
TUYSBX : Vous êtes de Bristol et vous venez de vous installer à Londres. Est ce que cela change les choses pour la musique ?
Tom: J'aimerai dire non. Nous avons commencé à Bristol où il y a un fort héritage musical. Il y a des gens comme Tricky, Massive Attack. On a enregistré avec le producteur de Massive Attack, Neil Davidge. Ce qu'on a fait avec lui n'avait rien à voir mais il y a quelque chose de fort à Bristol, différent de Londres. Londres, c'est un endroit incroyable pour la musique. Quand nous sommes parti de Bristol, le Dub Step prenait le dessus. Tout se passe sur une plus petite zone, plus rapidement. A Londres c'est plus diffus. Si tu as un ami qui vit, qui fait de la musique à Londres tu met 1h30 pour t'y rendre. C'est plus difficile de se rencontrer pour répéter.
Marcus: A Bristol, il y a une forte identité mais avec des sons très différents. C'est une attitude. A Londres c'est plus impulsif et il y beaucoup de genres musicaux à l'intérieur.
Tom : Je ne pense pas qu'on puisse mettre ces deux villes dans le même panier.
TUYSBX : Vous avez longtemps répété et vécu dans une ancienne base militaire. Avez-vous enregistré des morceaux là bas et les jouez vous toujours ?
Tom : On a beaucoup joué, répété là-bas. C'était une musique bien différente de Hook & The Twin avec un autre groupe composé de moi, Marcus et de deux autres gars et on a enregistré quelques titres mais rien à voir.
TUYSBX : C'était déjà dans la mouvance Krautrock également ?
Tom : Non, c'était le genre de musique que tu joues quand tu vis dans les bois. Plus psychédélique…
Marc : … plus spatiale. Une musique qui se diffuse dans l'espace.
TUYSBX : Vous faites du "kraut-leaning". Quelles sont les influences qui ne vous rendent pas totalement krautrock ?
Tom : Nous écoutons d'autres choses plus psychédéliques. Panda Bear, un des membres d'Animal Collective. Nous aimons vraiment ça. Il y a aussi les Talking Heads qui sont plus dans l'énergie perpétuelle. David Bowie où il y a tout un tas d'influences. Un peu de dance et Matthew Dear qui lui fait plutôt de la minimal.
TUYSBX : Vous avez composé une bande originale pour le film Metropolis et vous l'avez joué live. Et vous, dans vos concerts, vous utilisez la vidéo ? Est ce que cela est important ?
Tom : Non pas vraiment. Je ne veux pas dire que nous n'en avons pas besoin. Cela pourrait être bien. Ce que l'on voudrait bien faire ce sont des "live looping". On connaît un gars doué en informatique qui pourrait nous aider à incorporer la vidéo dans les mêmes commandes que l'on utilise pour jouer la musique.
Marc : Le même évènement peu créer le signal audio et un évènement visuel. Donc on cherche un procédé pour avoir un système de vidéo live rattaché à la même borne de commandes et qui nous permet de créer des boucles vidéos par nous même.
Tom : Vous connaissez Cornelius ? C'est un japonais et tout son show est basé sur la vidéo. A chaque fois qu'il joue une note quelque chose se passe dans la vidéo et c'est très proche de ce que nous souhaiterions faire.
TUYSBX : Quelqu'un vous l'a peut être déjà dit : Le Krautrock, Metropolis de Fritz Lang, vous avez été allemands dans une autre vie ?
Tom : J'avais commencé la littérature allemande à l'université et la littérature française aussi. Peut être que cela à joué un rôle. C'est plutôt la manière dont on fait les choses qui nous a mené à ce résultat. On répète les mêmes boucles pendant des heures et des heures.
TUYSBX : Ce soir vous allez jouer avec votre "Bank of machines". Pouvez nous en dire un peu plus ? Qu'est ce que cela vous amène sur scène ?
Marc : On utilise le logiciel "Live" que Tom contrôle avec les pédales au sol. On peut ainsi créer des boucles avec le son de la guitare, de la basse et du clavier. Ça donne comme ça beaucoup plus d'options.
TUYSBX : Vous utilisez les boucles en live pour la guitare ?
Tom : On l'utilise pour tout. Marc joue de la batterie en live et j'enregistre un peu de basses, de voix et de guitare. Cette "Bank of machines" c'est comme un mini-studio que je contrôle avec mes pieds.
Marc : C'est important pour nous de créer notre musique en direct le plus possible. Avec la musique électronique c'est normal de faire des sets au laptop mais nous nous sommes un groupe. On doit jouer live.
TUYSBX : Vous avez voulu conserver le meilleur du djing pour l'intégrer dans un groupe de rock en fait ?
Tom : Exactement. Exploiter les possibilités d'un ordinateur sans qu'il ne prenne le contrôle sur le groupe.
TUYSBX : Pouvez nous décrire votre musique sans aucun terme musical ?
Tom : (il dit la phrase lentement en réfléchissant) C'est comme vivre dans un appartement où à l'étage d'au dessus un groupe joue du rock et par la fenêtre vous pouvez voir la mer, des champs et une usine au coucher du soleil.
TUYSBX : C'est une chouette description. Qu'est ce que vous faites après le concert ? Allez-vous voir quelques groupes ?
Tom : Je ne sais pas. On voudrait voir An experiment bird on the air pump. On a joué avec elles dans un festival à Londres cet été.
Marc : Il y a aussi demain (Vendredi) euh… comment ils s'appellent. Black star morning light quelque chose comme ça.
TUYSBX : Brightblack Morning Light ?
Tom : Oui voilà. On aime bien ce qu'ils font. Ils ont enregistrés leur album dans un tente je crois. Et il y a également Mr Oizo ça risque d'être cool.
TUYSBX : Merci les Hook & The Twin pour cette interview.
Tom & Marc : Merci à vous.
Pour ceux qui souhaitent découvrir et entendre les duo en action quelques liens utiles :
Lors des Transmusicales 2009 à Rennes, nous avons rencontré le duo anglais Hook and The Twin. Originaire de Bristol, Tom et Marc nous ont parlé de leur nouvelle vie londonienne, des machines dont ils se servent sur scène, de celles qu'ils aimeraient utiliser et de la manière dont ils fabriquent leur musique. Après avoir sorti 2 premiers singles, Race for the Bones et Bang Bang Cherry, on attend désormais la sortie d'un premier album :
TUYSBX : Vous êtes de Bristol et vous venez de vous installer à Londres. Est ce que cela change les choses pour la musique ?
Tom: J'aimerai dire non. Nous avons commencé à Bristol où il y a un fort héritage musical. Il y a des gens comme Tricky, Massive Attack. On a enregistré avec le producteur de Massive Attack, Neil Davidge. Ce qu'on a fait avec lui n'avait rien à voir mais il y a quelque chose de fort à Bristol, différent de Londres. Londres, c'est un endroit incroyable pour la musique. Quand nous sommes parti de Bristol, le Dub Step prenait le dessus. Tout se passe sur une plus petite zone, plus rapidement. A Londres c'est plus diffus. Si tu as un ami qui vit, qui fait de la musique à Londres tu met 1h30 pour t'y rendre. C'est plus difficile de se rencontrer pour répéter.
Marcus: A Bristol, il y a une forte identité mais avec des sons très différents. C'est une attitude. A Londres c'est plus impulsif et il y beaucoup de genres musicaux à l'intérieur.
Tom : Je ne pense pas qu'on puisse mettre ces deux villes dans le même panier.
TUYSBX : Vous avez longtemps répété et vécu dans une ancienne base militaire. Avez-vous enregistré des morceaux là bas et les jouez vous toujours ?
Tom : On a beaucoup joué, répété là-bas. C'était une musique bien différente de Hook & The Twin avec un autre groupe composé de moi, Marcus et de deux autres gars et on a enregistré quelques titres mais rien à voir.
TUYSBX : C'était déjà dans la mouvance Krautrock également ?
Tom : Non, c'était le genre de musique que tu joues quand tu vis dans les bois. Plus psychédélique…
Marc : … plus spatiale. Une musique qui se diffuse dans l'espace.
TUYSBX : Vous faites du "kraut-leaning". Quelles sont les influences qui ne vous rendent pas totalement krautrock ?
Tom : Nous écoutons d'autres choses plus psychédéliques. Panda Bear, un des membres d'Animal Collective. Nous aimons vraiment ça. Il y a aussi les Talking Heads qui sont plus dans l'énergie perpétuelle. David Bowie où il y a tout un tas d'influences. Un peu de dance et Matthew Dear qui lui fait plutôt de la minimal.
TUYSBX : Vous avez composé une bande originale pour le film Metropolis et vous l'avez joué live. Et vous, dans vos concerts, vous utilisez la vidéo ? Est ce que cela est important ?
Tom : Non pas vraiment. Je ne veux pas dire que nous n'en avons pas besoin. Cela pourrait être bien. Ce que l'on voudrait bien faire ce sont des "live looping". On connaît un gars doué en informatique qui pourrait nous aider à incorporer la vidéo dans les mêmes commandes que l'on utilise pour jouer la musique.
Marc : Le même évènement peu créer le signal audio et un évènement visuel. Donc on cherche un procédé pour avoir un système de vidéo live rattaché à la même borne de commandes et qui nous permet de créer des boucles vidéos par nous même.
Tom : Vous connaissez Cornelius ? C'est un japonais et tout son show est basé sur la vidéo. A chaque fois qu'il joue une note quelque chose se passe dans la vidéo et c'est très proche de ce que nous souhaiterions faire.
TUYSBX : Quelqu'un vous l'a peut être déjà dit : Le Krautrock, Metropolis de Fritz Lang, vous avez été allemands dans une autre vie ?
Tom : J'avais commencé la littérature allemande à l'université et la littérature française aussi. Peut être que cela à joué un rôle. C'est plutôt la manière dont on fait les choses qui nous a mené à ce résultat. On répète les mêmes boucles pendant des heures et des heures.
TUYSBX : Ce soir vous allez jouer avec votre "Bank of machines". Pouvez nous en dire un peu plus ? Qu'est ce que cela vous amène sur scène ?
Marc : On utilise le logiciel "Live" que Tom contrôle avec les pédales au sol. On peut ainsi créer des boucles avec le son de la guitare, de la basse et du clavier. Ça donne comme ça beaucoup plus d'options.
TUYSBX : Vous utilisez les boucles en live pour la guitare ?
Tom : On l'utilise pour tout. Marc joue de la batterie en live et j'enregistre un peu de basses, de voix et de guitare. Cette "Bank of machines" c'est comme un mini-studio que je contrôle avec mes pieds.
Marc : C'est important pour nous de créer notre musique en direct le plus possible. Avec la musique électronique c'est normal de faire des sets au laptop mais nous nous sommes un groupe. On doit jouer live.
TUYSBX : Vous avez voulu conserver le meilleur du djing pour l'intégrer dans un groupe de rock en fait ?
Tom : Exactement. Exploiter les possibilités d'un ordinateur sans qu'il ne prenne le contrôle sur le groupe.
TUYSBX : Pouvez nous décrire votre musique sans aucun terme musical ?
Tom : (il dit la phrase lentement en réfléchissant) C'est comme vivre dans un appartement où à l'étage d'au dessus un groupe joue du rock et par la fenêtre vous pouvez voir la mer, des champs et une usine au coucher du soleil.
TUYSBX : C'est une chouette description. Qu'est ce que vous faites après le concert ? Allez-vous voir quelques groupes ?
Tom : Je ne sais pas. On voudrait voir An experiment bird on the air pump. On a joué avec elles dans un festival à Londres cet été.
Marc : Il y a aussi demain (Vendredi) euh… comment ils s'appellent. Black star morning light quelque chose comme ça.
TUYSBX : Brightblack Morning Light ?
Tom : Oui voilà. On aime bien ce qu'ils font. Ils ont enregistrés leur album dans un tente je crois. Et il y a également Mr Oizo ça risque d'être cool.
TUYSBX : Merci les Hook & The Twin pour cette interview.
Tom & Marc : Merci à vous.
Pour ceux qui souhaitent découvrir et entendre les duo en action quelques liens utiles :
Le gang All Stars N.A.S.A. nous trimballe dans sa galaxie de clip cartoonesque (11 clips pour un album). Cette fois ci escale chez les canards cradingues du brésilien Didiu Rio Branco qui met en scène le résultat d'un featuring explosif. Kool Kojak d'un côté, le producteur du Right Round de Flo Rida et de l'autre DJ Babão, un DJ Brésilien. A la sortie une samba hip-hop coloré !
Le Record Club mené par Beck a encore frappé. Cette fois ci, accompagné de Jamie Lidell, il s'attaque au titre Book of Moses de Skip Spence.
Le but du Record Club est d'enregistrer des reprises d'un album marquant en 1 journée et de poster les vidéos noir et blanc de chaque enregistrement. Le montage vidéo/musique donne lieu a des une palette d'effets, de contrastes et de calage sur le rythme. Au tablog de chasse on peut déjà voir des reprises plus ou moins originales de "Velvet underground & Nico" et "Song of Leonard Cohen". Côté casting, il y a du monde ma p'tite dame. Dans les précédentes sessions la permanence était tenue par Devendra Banheart, Feist et Wilco.
Pour la dernière session, accessoirement enregistré au "Sunset Sound Studios où les Stones ont fait une bonne partie de l'album Exile on Main Street", Beck a choisit de revisiter l'unique album solo du torturé Alexander "Skip" Spence : "Oar". Jamie Lidell y transforme le blues psyché Book of Moses en une ballade soul sans cesse chatouillée par la boucle de voix très fidèle au style de Beck et le beat sans faille de James Gadson (siouplai). Un des batteurs les plus respectés dans le monde du rythm & blues puisqu'il a accompagné les plus grands : BB King, Albert King, Herbie Hancock, Quincy Jones. A déguster avec les oreilles et les yeux.
Dans le sud de l'Angleterre, on est très chansons populaires mélodramatiques punk (cf.description myspace) et ce n'est pas les Post Shit Notes qui nous diront le contraire. La vingtaine à peine passer, les 3 anglais ont enregistrés dans le garage du batteur 3 premières compositions fulgurantes. Et quand on demande aux loulous ce qui les a influencés pour ce groupe, ils répondent bien sûr le punk des 70's et le rock'n roll des 60's mais aussi la scène garage de Guildfords. Parce que à Guildfords, le trio n'est pas tout seul à faire hurler batteries, guitares et basses comme sur la côte ouest des U.S.A.. Il existe 4 autres groupes dans la même veine : Shin-Els, Sissy And The Blisters, Three Seeds in Paris et Jackson Heat Seeker.
Alors comment une scène garage peut émerger au sud de l'Angleterre alors que la musique anglaise regorge de style qui auraient put les influencés ? Question de génération, de période. Les jeunes de cette ville se retrouvent, peut être, tous sur ce style et les plus musiciens d'entre eux s'en sont inspirés pour créer leurs compos…
Pour revenir aux Post Shit Notes, je vous invite à télécharger leurs 3 titres en bas de cette page. Les productions sont déjà très cohérentes au niveau du son mais proposent des ambiances bien différentes. At What Cost est plutôt aérien, The Hard Way, nous laisse danser et se balancer sur des riffs espacés et Lovestruck est un bordel électrique.
Jay Reatard est mort le 13 Janvier dernier à l'âge de 29 ans et c'est très frustrant (pour ne pas dire autre chose). Voir un mec aussi créatif et productif (voir sa discographie sur son wikipédia) s'en aller tout simplement dans son sommeil cela semble injuste. Comme si on lui avait reproché d'avoir commencé sa carrière trop tôt (15 ans) et qu'il fallait désormais qu'il cède la place. Ce qui est le plus étrange c'est sa présence…web. Son blog est toujours là, je le suis sur twitter, son album est présent dans pas mal de rétrospectives 2009 et des vidéos lives ont été tournés il n'y a pas très longtemps…
Ajouté à ça, le lendemain de l'annonce sur son blog on a vu apparaître une reprise d'un titre de Nirvana : Frances Farmer Will Have Her Revenge on Seattle. Est ce une coïncidence ? Il ne vaut mieux pas y réfléchir mais apprécier cette reprise qui montre encore une fois le talent de ce garçon. Faire une reprise, en général, ce n'est jamais évident. Faire une reprise de Nirvana réussi c'est au dessus de tout. Dans la continuité de son dernier album Watch Me Fall, Jay Reatard l'adapte à sa sauce tout en lui laissant sa part d'authenticité. C'est un beau cadeaux d'adieu qu'il nous laisse là.
Le groupe Jamiroquai est de moins en moins bon sur scène. Après avoir changé plusieurs fois de membres, les titres semblent encastrés dans un style beaucoup plus lisse, rond et classique qu'à leurs débuts. Est ce une question de vieillesse ou le fait que le groupe repose sur une seule personne, le chanteur Jay Kay ? En tout cas, dans leur dernière session à Abbey Road, je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais chez eux : Un style très bien orchestré qui donne tout de même l'impression que les musiciens sont libres.
Pour comparer avec le commencement, on peut se replonger dans leur premier album de 1993 "Emergency on planet earth". When you gonna learn, le titre d'introduction, résume ce qu'était au départ Jamiroquai. Ouvert au son d'un didgeridoo, qui a du surprendre à l'époque, l'ambiance est beaucoup plus délurée, teintée de psychédélisme et axée sur le partage. D'ailleurs leur premier album était engagé. Axé sur l'écologie, la souffrance, la faim dans le monde et l'état de notre société, Jay Kay voulait faire passer des messages à travers le funk. En fait, le groupe ne semblait pas centré sur lui même mais plutôt ouvert à son public. Aujourd'hui j'ai l'impression que la tendance s'est inversé. Jay Kay, à la vie tourmentée, chante plus souvent ses malheurs et ses problèmes (drogue, maison de disque) que le monde qui l'entoure. D'un côté, à battre des records chez Top Gear et à collectionner les bagnoles, on l'imagine mal nous parler d'écologie.
Pour le live de When You Gonna Learn en 1993. Cela se passe le plateau de Conan O'Brian où les englishs ont décidé d'envoyer le titre de manière directe. Précis et rapide, le son a été chargé en basse surement pour mieux correspondre au public américain. Un petit bijoux funk qui n'a pas du tout vieillit.
Je me souviens avoir été légèrement euphorique dans la description de Big Wave Rider cet été. Une sensation de vraiment vivre la journée type d'un surfeur, de l'attente de la vague au ride final dans le "tube". C'est surement un des titres que j'ai le plus écouté cet été et sur lequel j'ai focalisé mon imagination. Aujourd'hui (12 Janvier 2010), c'est le clip qui est apparu. Mais là, rien de bien surprenant. Des visuels un peu kitsho-branchouille s'enchaînent avec des animations sans intérêts. Et le comble c'est que pour parler de surf, ils ont utilisés des images de… surfeurs. Le clip est un brin prévisible, mais quoi demander de plus à un groupe lo-fi aux moyens surement restreints. D'un autre côté, cela fait une belle carte postale, divertissante qui nous éloigne de nos horizons gris et enneigés du moment. Quoi demander de plus…
Sinon, petite correction. Je pensais que le nom du groupe "Rainbow Bridge" provenait de la B.O. jamais finalisé par Jimi Hendrix pour le film du même nom. Grossière erreur. Dans l'article de Stereogum (ici), ils expliquent que le nom fait référence aux musiques du2012 Circumpolar Rainbow Bridge de José Arguelles qui permettent de "s'unifier spirituellement à la planète"… Si vous voulez tester c'est par là.
Dans la catégories des chansons qui trottent dans la tête toute la journée, Leaving You inaugure pour moi le bal 2010. Pourtant le titre en lui même ne semble pas bien complexe à l'intro. Un beat de boîte à rythme, un synthé scintillants, des effets dispersés aux quatres coins des enceintes et tout ça en 2 minutes et 08 secondes. Rien de bien complexe jusqu'à ce que le chant se superpose à cette ambiance glo-fi (cf. le blog Get Off The Coast) proche de morceaux pop des années 80. Une voix féminine, légèrement glaciale, nonchalante réchauffe le titre avec un gimmick hypnotique. Au bout du compte cela donne une chansonnette, un petit bonbon, qui fond vite dans la bouche mais dont on garde le goût très longtemps.
Le groupe qui se cache derrière se nomme Sumsun. Un duo de la côte est américaine qui s'apprête à sortir son premier album au doux nom de "Lake Life". D'après les extraits que l'on peu entendre sur leur myspace, les compositions semblent se balader dans un triangle lumineux groove, psychédélisme et électro.
En écoute vous pourrez découvrir 3 titres, le Leaving You dont il est question mais aussi le titre qui s'enchaîne très bien dans l'album LSD in 1983. Le troisième est en fait la seconde piste de l'album et présente une ambiance plus festive qui évoque le groove dont je vous parlais.
(Pour lire les morceaux, il faut cliquer sur la petite flèche noir au bout de chaque titre)
Surtout fan de Rock’n Roll mais aussi du reste, j’aime passer du temps à découvrir de nouveaux artistes, dégoter des clips musicaux et surtout me rendre dans les concerts et les festivals. Un peu plus…