juin 24, 2010 @ 22 h 49 min
Shabazz Palaces

Copyright : Eric Grandy / lineout.theStranger.com
Sur ce coup là, je me suis senti con ! Après avoir fait quelques recherches poussées sur le web, je n'ai rien trouvé sur le/les personnage(s) qui se cachaient derrière le rap du Shabazz Palaces. Je n'avais rien à part un site clinquant dans la thématique 1000 et 1 nuits psychédéliques. Rien ! Même une nouvelle version "caféiné" du plus puissant des moteurs de recherche ne donnait rien. Et cela n'allait pas s'arranger puisque je me suis bêtement aventuré dans le formulaire de contact du site officiel pour demander s'ils n'avaient pas un .pdf, un fichier word ou un tweet sous la main qui aurait pu me donner quelques pistes. Mais voilà les Shabazz Palace ne sont pas du genre à lâcher du .pdf comme ça. Voilà ce qu'ils m'ont répondus :
The story is the music. Write what you willed to.
Comme on dit par chez moi : "Aller, mange toi ça mon gars !" Une réponse digne d'une punch line de rappeur en pleine boîte mail. Moi, petit merdeu de bloggeur provincial je pouvais fermer la boutique, revendre le nom de domaine, et léguer le copyright à mon chien (que je n'ai pas encore). Il me restait donc deux options : Soit je continuais à chercher et à trouver (on trouve forcément sur le net) soit je relevais la suggestion que le gentil rappeur de Seattle m'avait envoyé et je l'appliquais à la lettre. Je me suis laissé tenté par la seconde option : Ecrire simplement à propos de ce que j'entend.
Alors, alors…

Puisqu'il n'est pas possible de parader avec des dates, des noms et des histoires, je vais donc vous dire pourquoi j'aime ce groupe et ses 2 premiers LP et pourquoi d'autres ne l'aimeront pas. Le Shabazz Palaces propose un rap aux ambiances lentes et fluides. On est bien loin, très loin de la playlist Skyrock quoi que… Le "Bling-Bling" que l'on dénigre à longueur de temps pour ses excès trouve ici sa place en prenant une tournure sombre. Oserons nous un jour utiliser le terme post-bling-bling ? Je ne suis pas sûre. Encore faut-il le définir. Ce que je veux dire c'est que le Shabazz Palaces utilise des codes de leurs collègues de la côte ouest et en joue. Spechol-Analog pourrait se glisser aisément dans la bouche d'un Snoop Dog ou d'un Lil Wayne. Dans le Shabazz Palaces, la nonchalance est reine et prend une tournure psychédélique. Parfois à coup de dub comme sur Hottabach ou Chuch, parfois avec des ambiances plus modernes comme sur N.Splendored et ses sons crunks. La force du Shabazz Palaces se trouve dans la fausse lenteur des samples. Si vous aimez danser, tendez l'oreille sur Blastit. L'ambiance est dingue. De frêles petites percussions se fracassent contre un beat lourd et le flow du crew, toujours très maniéré, s'interpose je ne sais où pour nous faire hocher la tête. Ce qui est étonnant c'est le doute qu'ils sèment dans leur musique. A chaque début de morceaux on se demande réellement où nous sommes. Il faut un petit temps d'adaptation pour imaginer ce qu'il va se passer. Au début de ce paragraphe je voulais tenter d'expliquer pourquoi "d'autres n'aimeront pas" mais à part le manque de vrais tubes qui pourrait faire sortir le groupe de la confidentialité je ne sais pas trop quoi dire.
Je vous laisse donc juger avec ces quelques échantillons :
Le Blastit dont je vous parlais plus haut
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
et le clip de Belhaven Meridian :
Et pour écouter les deux LP, la page Spotify du Shabazz Palaces.
TUYSBX & Enjoy ! Dingue la pub que je fais pour Spotify…
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