Cette vidéo m'avait échappée. 2 pointures du rap US s'exhibant sur les hauteurs de Broadway, sur le Ed Sullivan Theatre de David Letterman. J'aimerais utiliser le mot intimiste pour décrire ce moment mais quand on voit tout le matos déployé sur ce "roof" c'est un peu exagéré.
Pour ce qui est du titre interprété, on peut dire qu'il est juste pour les deux acteurs. Quand je dis "juste", je veux dire que chacun peut répondre au style de l'autre : Jay-Z n'est pas débordé par le flow épileptique de Marshall et ce dernier ne paraît pas frêle devant le style massif du new-yorkais. Chacun débale son jeu, ses armes, ce qui donne un Renegade combatif. Une chanson de "warrior".
Même dans ses rêves les plus fous Louise de Kéroual n'aurait jamais pu imaginer ce qui allait se passer sur son domaine… 272 ans après sa mort, son beau manoir (enfin ce qu'il en reste) et le bois autour vont devenir, le temps d'un soir, la zone la plus dance/dense en boum boum, en bezibezu, en zwagzag… Astropolis comme chaque fin de mois Juillet reprend ses droits à Brest et conclut en beauté, le samedi soir dans le jardin de tata Louise.
Astropolis ça commence demain avec 2 soirées une sur le port (Nouvelle Vague, I Am un Chien…) et la seconde dans le boîte de nuit "La Suite" (Teenage Bad Girl, Coksinelle, Dakunt…).
Le Vendredi vous pourrez prendre un Astrococktail sur le toit de la Carène (Salle de concert) en compagnie de La Femme, prendre d'assaut le Bunker Palace (toujours à la Carène) avec The Shoes, Toxic Avengers et enfin vous exhiber avec le big boss Carl Craig et un bras droit plus que classe, Pantha du Prince.
Ce n'est qu'une présentation exhaustive. Je ne sais pas s'il reste des places mais toutes la prog est ici.
Venons en au Samedi 30 Juillet. J'ai commencé à me faire une petite feuille de route. Par peur de ne pas bien identifier tous les artistes une fois dans l'ambiance et de faire un report douteux, je m'en vais vous soumettre ma sélection en audio-tube-couleur :
Commençons par la scène qui sera installée devant le manoir. La Cour. Une programmation minimaliste alléchante qui risque de faire son petit effet entre deux sets de Drum'n Bass.
Le très attendu Rone (00h30) entamera la soirée. Il nous y servira un Spanish Breakfast mi ambient et mi minimal. Assaisonné à la sauce live le plat devrait révéler toutes ses saveurs.
Il y aura également le duo des deux têtes du label Kompakt. Michael Mayer & Superpitcher aka Supermayer (1h30). Ici la minimale se fera plus rude. On pourra se lâcher sauvagement :
Une autre pointure prendra un peu plus tard La Cour en main. Stephan Bodzin et sa minimale qui provoque ses auditeurs. Il y a un petit plus captivant dans certains de ses titres. Pas très original, je vous remet le live proposé sur le site d'Astropolis. C'est comme ça que j'ai découvert Stephan Bodzin et c'est comme ça que j'ai accroché :
Passons du coq à l'anne (core). Puisqu'il faudra jouer avec la prog' du chapiteau Mekanik. Pas sûre de passer beaucoup de temps dessous mais je jetterai surement mes oreilles dedans une petite heure. Notamment pour la team Rockette (23h35). En partie initiatrice des Free Parties en France :
http://www.heretik.net/
Juste avant Jackson il y a Manu Le Malin (4h15). Je ne sais pas trop comment les deux styles vont s'agencer. La première heure nous entendrons :
Et ensuite :
Je ne sais pas…. En tout cas, je serais dans les parages au passage des manettes.
Il restera encore a faire escale de temps à autre au chapiteau Hip To Drum. Tempête ou crachin, à 2h du matin il y aura Rusko du label Mad Decent (Diplo). Certes très dubstep, Rusko parvient à mêler le style à tout un tas d'influences plus "mainstream". C'est tout à fait charmant :
Pour ceux qui en redemandent Elisa Do Brasil (5h) sera là pour vous servir une soupe à l'oignon bien chargée :
On peut se dire qu'il y a déjà de quoi faire pour la nuit. Allez et venir entre 3 scènes c'est déjà pas mal. Sauf que la quatrième scène , l'Astrofloor est aussi démente que les 3 autres. Ici la règle est clair : danser jusqu'à ce que tes jambes ne répondent plus.
Gesaffelstein (23h30) et ses beats massifs venus germanie chaufferont tout doucement la piste :
Pour laisser place à des petits jeunes. Cassius. Bon je me suis fait plaisir. Je vous ai mis un petit remix de MSTRKRFT.
Restera à se mesurer aux 4 heures de Live Booth Session de Mosieur Laurent Garnier (4h). Avec son trio, il nous trainera jusqu'au levé du jour.
Une soirée chargée, épuisante rien qu'à sa lecture.
J'aime Dinosaur Jr, j'aime Jay Mascis (et son dernier album) mais j'aime aussi Lou Barlow, le bassiste de la formation. Pourquoi me direz vous ? Parce que le temps que Jay sorte ses quelques projets solo, Lou Barlow a eu le temps de monter 2 groupes (Sebadoh et Folk Implosion) et de produire une quantité impressionante d'EP, de cassettes… Alors, oui, la quantité n'est pas gage de qualité mais si l'on prend, par exemple, l'oeuvre du groupe Sebadoh on peut se dire : Wouah ! (et que je dis wouah, c'est pas le petit wouah, hein, c'est celui qui vient du fond des cordes vocales…bref) En une décennie, ce groupe a produit 13 albums en gardant toujours en ligne de mire la règle "faire bien avec peu": En gros du lo-fi.
Pour preuve ces 2 live dans Nulle Part Ailleurs à 3 ans d'intervalle. Laurent Baffie n'avait pas encore de cheveux blanc…
Sous ses faux airs de début de générique d'Urgence (vous ne trouvez pas ? Bein si.) Midnight City, l'échantillon du prochain M83, sonne comme une petite bombe dancefloor. Justement dosé, – Un couplet aérien maintenu par un léger beat et un refrain pop qui te donne envie de lever les bras sur la piste en tournant sur toi même – on se prend vite au jeu de l'Antibois. On pourrait croire qu'il fait beau…
L'échantillon Midnight City annonce le double album "Hurry up, We're Dreaming" qui sortira le 18 Octobre.
Un projet qui a de l'allure ! Après avoir envoyé la musique de Radiohead dans le flow de Jay-Z pour Jaydiohead, bootlegué les Beastie boys avec… les Beastie Boys ou encore plongé Mos Def dans la musique Dub, Max Tannone, Dj New Yorkais, provoque une nouvelle rencontre explosive : Grâce au pouvoir du mix l'afro-funk des années 70 ouvre ses portes au flow gras du Ghostface Killah (aka Shaolin dans le Wu Tang Clan). Wazaii !
Un voyage… des voyages… On fait des allers-retours permanents entre les 2 continents. Parfois dans la chaleur africaine à zouker (Dem Back), parfois coincé entre 2 blocs au milieu des "yellow cabs" (Three lords). On ne boude pas notre plaisir.
A écouter Mighty AGo par Ghostfunk :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
En annexe : Une compile bootleg qui fait echo puisqu'il s'agit du projet Wugazi qui ré-interprète le 13th Chambers du Wu Tang sur fond de Fugazi. Découvrir et télécharger le projet Wugazi.
Aujourd'hui nous partons loin avec "une bande de squelettes pour un pays de silence" (youpi). Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Bill Callahan dans One Fine Morning qui clôt son dernier album "Apocalypse". Un titre calme et paisible qui sonne comme une fin définitive. Un adieu. D'ailleurs c'est dans ce titre qu'il prononce le mot titre de l'album : "apocalypse". Une fin du monde que l'ex-Smog attend sans lutter, pendant 5 minutes. Laissant surgir de temps à autre en fond de cours une saturation ou des cymbales presque insignifiantes dans le contexte. Un vrai contrepied pour évoquer cette imagerie souvent appuyé par des stéréotypes rock.
Sur scène, au Bowery Ballroom (New York), l'apparente légèreté musicale contraste avec les mots. Un non-anglophone pourrait très bien y entendre une chanson d'amour. Solennel, en costume blanc, Bill Callahan est grimé en une sorte de crooner folk hors du temps. Dans cette salle comble, Il semble bénéficier d'une attention inébranlable.
Il y a quelque chose d'improbable dans sa musique. La façon dont elle fonctionne. Les ambiances sublimes et minimalistes bousculées par cette voix monotone…
A découvrir Bill Callahan – Apocalypse (P.S. : désolé, je ne l'ai pas trouvé en streaming. Pour l'écouter ce sera Fnac, Amazon ou autre)
EDIT : L'album est en écoute sur GrooveShark ici. (merci Erwan)
Tiens ! Avant que les flonflons, les drapeaux tricolores, le bal des pompiers et les commentaires de Jean-Claude Narcy ne viennent pourrir ton cerveau demain, voici un titre à ressasser pendant ton jour d'inactivité…
Cymbals Eat Guitar aime l'été. C'est un fait. La dernière fois qu'ils nous ont charmé c'était en Août 2009. Avant la sortie de leur premier album "Why There are Mountains". Il faisait chaud (étonnant pour un été) et la voix éraillée de Joseph d'Agostino s'est pointée sur un Plainclothes ébouriffant. Sensationnel. Structuré pour te faire pleurer… de rage. En Juillet 2011, il fait toujours chaud (dingue ! ) et le quatuor du New Jersey a trempé sa brutalité indie dans le metal. C'est ce qui ressort du premier extrait Rifle Eyesight. Long, sans répit, la voix du chanteur est intact et se marie très bien a se mariage chaotique. A télécharger, à charger et à ressasser ! Leur prochain album Lenses Alien sortira le 30 Août aux USA et le 12 Septembre aux Royaume Uni.
Où, quand, comment a commencé l'aventure White Fence ? Je n'en sais trop rien (enfin pour le où disons Californie). En tout cas, pour moi elle a commencé l'année dernière lorsque leur premier album self-titré "White Fence" est venu me bercer avec ses ballades pop barbouillées de sons saturés. Bizarrement, les découvertes musicales se font par vagues de genre. Un peu plus tôt Woods, groupe au son similaire, plus mielleu dans l'intention, avait déjà préparé le terrain (edit : je viens de me rencontre qu'ils sont sur le même label…).
Cette année, Tim Presley, l'homme qui se cache derrière le projet White Fence, revient avec une fournée de 16 titres dans la même veine que les précédentes productions. On le retrouve là où on l'avait laissé. A chercher la façon la plus désinvolte de chanter pour fournir une bonne dose de psychédélisme. Les arrangements lo-fi et grésillants font le reste du boulot. Il est facile ensuite de se laisser aller sur Lillian (won't you play drum?) ou Sticky Fruit Man as Faith.
L'intégralité de "Is Growing Faith" tente de nous prouver que White Fence est un projet fait sur le temps disponible de Tim Presley. Sans grande prétention. Un truc détente qui donne envie d'enchaîner avec un album des Kinks ou des Beatles le dimanche sur ta terrasse… Ce qui est complètement faux ! Le mélange du garageu est fait avec une finesse impressionante. Je n'utiliserai pas le mot laxatif, mais au bout de 4-5 titres il se passe quelque chose. Ton cerveau se détend totalement.
Surtout fan de Rock’n Roll mais aussi du reste, j’aime passer du temps à découvrir de nouveaux artistes, dégoter des clips musicaux et surtout me rendre dans les concerts et les festivals. Un peu plus…