Je ne voulais pas et puis je me suis dit : "Tout de même ! Il y en a certainement qui n'ont jamais vu Thee Oh Sees sur scène ou qui ont peut être envie de les revoir". Je ne les ai vu qu'une fois (Si vous voulez relire mon live report) et j'ai très très envie de les revoir. Donc voilà ci-dessous un live d'environ une heure trouvé sur l'excellent blog de San Francisco, Positive Destruction. La bande de John Dwyer est à son habitude psyché-hystérique (surtout lui). Pour sauter les balances ça se passe à 9:30.
Thee Oh Sees a sorti en juin, au moins, son 5ème album "Castlemania". Plus pop mais toujours aussi californien dans les sonorités, je vous conseil vivement d'y jeter une oreille.
Et comme si cela ne suffisait pas pour cette année, le groupe a prévu de sortir un 6ème album le 15 Novembre dont l'intro Carrion Crawler peut être téléchargée et écoutée juste ici :
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9 caresses rock se sont glissées dans mon MP3. Certaines étaient douces. D'autres étaient brulantes… "On The Roof" second album de Trunks vous ballade sans vous heurter. C'est un trajet assis à l'arrière d'une bagnole d'où l'on voit tout un tas de choses se télescoper. Et tout d'abord les envies de ses protagonistes. Si le rock progressif délicat qui en résulte sonne homogène, il n'en est pas moins un catalyseur de forces contraires. Sur ces 9 pistes se croisent les ambiances élaborées de Laetitia Shériff, les guitares des We Only Said, le funk/jazz taré du Daniel Paboeuf Unity (DPU)et le noise de Chien Vert (Que des groupes de Rennes, tiens…).
Là où les choses se compliquent (en bien) c'est que chacun des protagonistes de ce disque reste à l'écoute de son prochain. Personne ne vient marcher sur les plates bandes de l'autre. Un échange s'installe entre les membres. Par exemple sur Clever White Youth ou Screaming idiots, ce sont les cuivres acides du DPU qui répondent aux coups de batteries assommants de Chien Vert (je suppose). Dans d'autres cas (Hardfiscurry, Derby), ce sont des guitares ardentes qui guident la troupe. Puis, au milieu de cet échange, Blue Dot. Un titre sensuel et froid de 5 minutes incarné par Laetitia Shériff qui fond la troupe dans un bloc unique. En tout cas c'est mon titre favori dans l'album. Il laisse transpirer les influences de chacun tout en les lissant et amène la cohérence à ce second opus.
Dans les chroniques d'album anglo-saxonnes, on parle d'"effort" pour un album. Je trouve que ce terme colle bien à l'esprit de ce groupe. Un effort collectif beau et tragique à la fois.
L'album "On The Roof "sort le 29 Octobre 2011. Alors tu fais un bisou à Tati pour qu'elle te donne des pratiques (je sais pas si vous connaissez cet usage du mot ?) et tu commande "On The Roof " de Trunks ici.
Trunks sera en concert
Le 7 octobre aux Ateliers du Vent (Rennes) avec Lydia Lunch
Le 14 octobre aux Passagers du Zinc (Besançon)
Le 15 octobre au Greffier (Mulhouse)
Le 20 octobre au Sunset (Paris)
Le 21 octobre au Grattoir (Gérardmer)
Le 27 octobre au Labo Sonore (Chérisay)
Le 03 novembre au Fil (Saint-Etienne) avec Atari Teenage Riot
Ecouté le matin, posté le soir. Avant d'enfourcher mon bus tout à l'heure, j'ai eu le temps de lancer I'm His Girl de Friends en fond sonore. Basse funky, petite voix sexy et feutrée, paroles simples. Difficile de ne pas s'attarder sur l'objet. Une seule écoute et j'ai pensé à elle toute la journée. L'effet classique d'une chanson pop réussie.
Histoire de repartir du bon pied en cette rentrée et de vous raconter ce que j'ai à vous raconter voici un 2 en 1 : Live report textuellement et des lives tout court visuellement. Découverte lors d'une soirée à Manchester :
Après une semaine de break de concert post-Route du Rock, il fallait redémarrer gentiment. Ne pas se brusquer les tympans… En fait, non. Dans la chaleur aoûtienne de Manchester (sans rire il a fait chaud), nous sommes allés nous blottir, avec tout un tas d'autres personnes, dans un recoin du Castel Hotel (qui après réflexion devait être un ancien hôtel) pour voir 2 joyeuses bandes de gallois. D'un côté, Yoke aka la belle Cate Le Bon (membre de Neon Neon, Gruff Rhys, Super Furry Animals) et Meilyr Jones (membre de Race Horses). De l'autre, un jeune fou psyché-garageux que l'on surnomme H. Hawkline. Soirée de découverte totale.
Il y avait donc ce groupe psyché-electro-pop que l'on voyait à peine dans les projecteurs violets : Yoke. Une frange au piano entourée de deux types lui donnant la réplique. Yoke dès le premier titre établi une distance saine avec le public. C'est un buffet froid où l'on se sert. Chacun, à sa guise, prendra des tranches de cold wave, de la salade riche en saturation et une sauce bizarre où trempe des morceaux de 8O's et de psychédélisme. La musique se diffuse lentement dans la foule. Bien fait mais jamais transcendant. Après fouillage sur internet, le groupe semble étrenner ses compositions sur scènes avant de proposer une production studio. Affaire à suivre.
Pour vous faire une idée, une des rares vidéos de la soirée au Castel Hotel. Une reprise de Wild Thing très simple et froide mais pourtant sexy. ouafouaf :
A peine le temps de reprendre un pinte que la petite, toute petite, scène du Castle Hotel se remet à vibrer. C'est maintenant H Hawkline qui prend les rennes de la soirée. Formation rock basique. Guitare, basse, batterie s'entremêlent dans un garage-rock-pop original. Le jeune gars nous fait suer. Le rendu sur scène est un peu moins riche que sur piste mais le set est dansant. Dans la veine d'un Jay Reatard ou d'un Ty Segall à la galloise H Hawkline apporte sa vision british au mouvement garage-psyché principalement basé à San Francisco. Cardiff, le San Francisco de la Grande Bretagne ?
Cette fois ci, pas d'extrait de la soirée mais une captation de son passage à une session BBC avec un autre artiste local Gruff Rhys. Le titre : Hell Bells mais pas celui d'AC/DC. Aller danse mon grand !
Le jeune homme tient un bandcamp bien fournit où vous pouvez notamment écouter son second album "The Strange Uses Of Ox Gall". Les productions sont beaucoup plus nuancées. Prenez le temps de l'écoute (je vous en conjure !).
Il y a des samedis où il n'y a pas besoin de chercher bien loin. C'est James Brown et puis c'est tout ! Dans les studios de l'émission Soul Train, le patron est comme un poisson dans l'eau. Devant ses ouailles, il s'execute, métronome parfait, irremplaçable et toujours aussi surprenant. Laissant la foule danser sur Cold Sweat, il ne s'autorisera que quelques mouvements de proto-break dance sur le solo de Fred Wesley (trombone). Ce n'est probablement pas la meilleure vidéo live "typique" du james Brown mais je la trouve très classe. Il se donne de façon minimaliste. Il en garde un peu sous ses semelles compensées et c'est donc rare. Il ne fint pas totalement épuisé de toutes ses pirouettes. Peut être, est-ce ce magnifique costume bleu qu'il porte sans chemise ? Un James Brown aéré, c'est un James Brown moins énervé.
Fuyons l'évidence ! Tuons l'ennui ! C'est un peu la devise que c'est imposé Cymbals Eat Guitars pour ce second opus : "Lenses Alien". Un album éprouvant, long et tourmenté qui ne laisse aucune chance à l'easy listening. Si Why There are Mountains, première livraison de 2009, nous laissait entrevoir le potentiel pop du groupe ce dernier a comme réprimé tout ce qui pouvait être évident afin de laisser l'indie-rock expérimental dominer.
De chansons construites sur des modèles "classiques", le quatuor de Staten Island est passé au déstructuré, aux breaks et autres phases distordus. Preuve en est, un titre à part dans leur répertoire scénique de 2009 et que l'on retrouve dans "Lenses Alien", Plainclothes (C'est par ce titre que j'avais accroché au groupe). Il y avait déjà toute l'intention de ce nouvel album. Un début et une fin. Au milieu, une quantité de choses tristes, denses et puissantes. La voix brisée et malmenée de Joseph D'Agostino. Cette intention là. Présente et constante sur les 10 titres. Elle est éprouvante pour l'auditeur mais cela donne un album texturé et riche. A peine remis de Definite Darkness, Another Tunguska prend le relais. Il faut se résigner à ne pouvoir écouter une mélodie qu'un bref instant. Dans "Lenses Alien" tout est futile et bref. On court après le son qui nous plaît et dès qu'il se montre… piouf ! Il se volatilise.
Dans un sens cet album est dur. Rien que dans les premières secondes de l'intro Rifle Eyesight (qui dure 8 minutes) il est aisé de se perdre, de ne pas vouloir aller plus loin. Beau et compliqué, le malaise peut pointer le bout de son nez. Malaise également face à cette touche de pop qui reste malgré tout en surface et qui finalement reste une porte d'entrée dans les moments d'égarements. Il y aura forcément des moments de décrochages. Wavelengths, moins électrifié, s'éternise sur les phases délicates. La facilité est à deux doigts de réapparaître. Idem pour Gary Condit qui me laisse un peu sur ma fin. Le titre final nous éloigne calmement de l'univers du groupe. Sans douleur. Comme s'il était temps de quitter nos amis New-Yorkais. Tout le monde est fatigué maintenant. Les distorsions de guitares se font moins brutales. Certes le cri de fin du chanteur Joseph D'Agostino nous promet encore de belles choses mais la bataille pour cette fois est finie. Il faut couper le son ou remettre ce disque qui peut prendre une autre allure lors de la prochaine écoute.
1. Not a Slave – Amen Dunes
2. Thankful – Caveman
3. Blue Rose – Speculator
4. I Would Not Know the Devil 2 – The Fresh & Onlys
5. RADIOACTIVE (How To Dress Well Rework) – Marina & The Diamonds
6. the Wrong Things – The Morning Clouds
7. One Of Life's Pleasures ft. Danny Brown – Paul White
8. Sidibaboué / Total Warr
9. Que Que Feat. Maluca (Torro Torro Remix) – Dillon Francis & Diplo
10.The Place Where You Belong – Lemonade
Vendredi, Samedi, Dimanche. 3 Jours d'humidité où l'on s'est posé pas mal de questions : Tiens pourquoi c'est pas Lou Barlow qui chante ? Est ce que ma moustiquaire touche la toile ? Qu'est ce que ça fait si je saute dans la grosse flaque là ? Pourquoi le devant de la scène n'est pas correctement couvert ? Pourquoi il y a un bateau gonflable ? Bref, on a plu, il a bu, il a fait beau (un peu) et la programmation de la route du rock 2011 a tenu ses promesses.
Vendredi :
Tente montée jetée ! Paté henaff dézingué ! Sebadoh est déjà sur scène lorsque nous arrivons. La mise en bouche est seiche et les moments où Lou Barlow lâche le chant pour aller faire mumuse avec sa basse perdent en magie. Ce n'était pas ennuyant en soi mais la façon dont les morceaux étaient joués ne laissaient aucun droit à la nuance. Le bloc Sebadoh jouaitsec mais digeste. Plus digeste que les belles d'Electrelane. Malgré des albums qui me plaisent (beaucoup) je suis passé totalement à côté de leur prestation. Peut être les bouchons que je portais… Beaucoup moins irrésistible, la team écossaise Mogwaï et leur rock expérimental. Chaque titre parvient à vous emballer. A vous prendre par la main avec un riff, un rythme et en même temps il y a une sorte de barrière. Comme si nous étions devant une peinture dont il fallait élucider le mystère. Le groupe ne se livre pas totalement. Une forme de retenue qui nous laisse sortir du set content mais avec ce goût d'inachevé. Une imperfection voulue et maitrisée. Minuit passé, le soleil pointe le bout de son nez. Suuns après un round hivernale à la Route du Rock, revient pour la deuxième couche estivale. Enervés, déchaînés, les canadiens étaient à fond…peut être même trop. Le groupe s'emballe parfois trop, ils perdent le fil, ce qui donne lieu a des moments de flottement. Le tout est tout de même réjouissant. Rencontres, discussions… Nous aussi nous avons un moment de flottement au point de manquer Etienne Jaumet sur la petite scène. Le Vendredi soir s'achève avec le show cathodique d'Aphex Twin. Des écrans, des têtes du public morphées en direct, des images, un vrai spectacle visuel qui met du temps à monter. Au début je somnole. Les ambiances sont froides jusqu'au moment où la sauce prend. On y rajoute des épices, des acides, du LSD. De la quiétude nous sommes passés à la violence. Je crois que beaucoup de monde attendait plus d'Aphex Twin. Quelque chose de plus introspectif et varié à l'image de son travail studio.
Samedi :
Samedi, il fait gris. Le ciel est encore sage quand nous allons au palais du grand large écouter Christophe Brault nous conter de l'histoire du label Warp. Cette année deux groupe/artiste du label était représentés à la Route du Rock : Aphex Twin et Battles. Logique, donc, que l'on se penche un peu sur le parcours de cette maison mythique pour le monde l'électro. On écoute et on note. Retour au Fort Saint-Père. Quelques gouttes sont déjà venues en éclaireur tester l'étanchéité des festivaliers. Après quelques rencontres sur le camping nous arrivons en plein milieu du concert de Low. 21h : désormais il pleut. Nous ne mettons pas une minute à plonger dans l'univers du groupe. Triste et mélancolique, la musique de Low touche droit au coeur. Face à un titre comme Especially Me, la voix chaude et légèrement tremblante de Mimi Parker ne nous laisse aucune chance. On tombe. Un beau moment.21h50 : il pleut. La pop 60's sucrée des Cults se marie plutôt bienà la foule de K-way multicolores. Un set agréable mais sans plus. La musique de ce groupe sympathique ne parvenait pas toujours jusqu'à la foule. Je ne sais pas ce qui manquait… 23h : "Rien que l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de là haut". Pour Blonde Redhead, nous passons notre tour. Nous voyons le groupe du comptoir du "Black Temple Food". Au sec. 00h10 : L'eau perle sur les K-Way. Dirty Beaches est sur la petite scène invoquant le fantôme le plus sombre d'Elvis ou de Lux Interior. Son interprétation pourrait paraître surjouée mais il n'en n'est rien. Seul avec sa boîte à rythme et sa guitare, les cheveux plaqués le personnage d'Alex Hungtai interpelle. On oublie un moment le fort Saint-Père et on se perd dans un Hall of Fame dark des grandes figures du rockabilly. Boîte à rythme, il en était aussi question sur la grande scène. The Kills, toujours très en forme à la route du rock, ont livré à Saint-Malo un set impec. Alisson Mosshart et Jamie Hince prennent immédiatement le public d'assaut. La sauvagerie dont ils font preuve fonctionne tout de même moins bien sur les titres de leur dernier opus. Rien ne vaut un No Wow. 2h30 : La boue sèche lentement sur mon jean. Battles entreprend la folle idée de nous faire danser. Un groupe de rock expérimental était en train de nous emmener loin, très loin et on en redemandait. Pour le rappel, le batteur, pièce maitresse de l'énergie du groupe se fait désirer. La tension était à son comble. Le samedi se termine finalement bien. 5h30 : Il ne pleut plus depuis longtemps. Nous allons nous coucher tant bien que mal sans grande envie.
Dimanche :
Les jours se suivent mais ne se ressemblent point à la Route du Rock 2011. Réveillé par la chaleur, nous nous lançons à travers les remparts de la cité corsaire. Escale sur la plage "Bonobo" où une annexe du festival est installée. Là-bas une bonne surprise nous attend. François & The Atlas Mountain. Un groupe français mon bon monsieur. Teinté d'ambiances exotiques et électroniques leur musique se joint parfaitement à une sortie de baignade dans la Manche (seul moyen de se laver en 3 jours). Les pieds dans le sable, on se balance derrière la console de son. Energie et fraîcheur François & The Atlas Mountain est dans son élément. Un groupe à voir et à caser dans les programmations des festivals d'été. Secs et propres nous retournons au Fort Saint-Père prêts à en découdre avec la dernière soirée. Festif, Okkervil River célèbre le dernier couché de soleil sur le fort. Une grande fête explosive où les cris du texans Will Sheff nous absorbent complètement. C'est ensuite au tour de Cat's Eye de prendre le relais ou devrais-je écrire Faris Badwan (membre de The Horrors) accompagné d'un groupe pop-psychédélique. L'anglais influe tellement sur le son du groupe que le travail de Rachel Zeffira (Soprano, musicienne) passe inaperçu dans le brouahaha psychédélique. Dommage que le son sur scène ne mettait pas plus en avant la pianiste. Le show reste ma foi très agréable mais bien loin de ce qu'on a pu découvrir sur CD. Posté entre 2 cratères de boue, nous assistons à l'entrée des Fleet Foxes sur scène. Si leurs albums sont capables de nous emmener dans de grandes plaines forestières, très loin, le sentiment sur scène est encore plus fort. Le groupe prend une dimension cinématographique. La voix de Robin Pecknold mais aussi du Batteur Joshua Tillman s'unissent parfois dans de belles harmonies tout à fait superbes. Oui, on peut dire que j'ai adoré les Fleet Foxes. Jusqu'ici tout va bien. Les Crocodiles, que j'avais manqué aux Transmusicales, emballent sur les premiers morceaux mais très vite manquent de nous lasser. Des titres trop similaires me font décrocher rapidement. Nous préférons nous positionner devant la petite scène. Même à la Route du Rock, le dimanche, on prie… le site a été bénie cette année par le prêtre de l'électro foutraque : Dan Deacon. Nous avons pu communier tous ensemble, danser, prier, toucher son voisin, lancer un hippopotame bleu… Chaleur et partage sur la petite scène. Sérieusement, c'est un des grands moments de cette édition. La Route du Rock 2011 finira un peu en queue de poisson. Mondkopf, ses problèmes techniques d'image et le public déjà dispersé ne saura pas entretenir longtemps la flamme qui nous a animé pendant ces 3 jours. C'est un peu dommage que le festival sur une note un peu tristounette. Peut être serait-il plus intéressant de caler un groupe rock le dernier soir ?
La Route du Rock, encore une fois, a gardé son titre de festival de caractère. Avec une programmation cohérente et de qualité. Finalement très peu de déceptions si ce n'est la fin qui est toujours trop proche. Vivement la Route du Rock Hiver !Longue vie à la Route du Rock !
Surtout fan de Rock’n Roll mais aussi du reste, j’aime passer du temps à découvrir de nouveaux artistes, dégoter des clips musicaux et surtout me rendre dans les concerts et les festivals. Un peu plus…