mar 12

Lundi 8 Mars au théâtre National de Bretagne se jouait un drôle de concert : un ciné-concert. L'idée est simple. Demander à un groupe de musique (actuelle en générale) de (re)créer la bande son d'un film (culte en générale). Dans notre cas ce fût les rennais Montgomery qui se sont frottés au western motorisé Mad Max. D'origine la bête cinématographique de George Miller n'est pas très équipée niveau sonorisation. Quelques ambiances par ci par là. Au bout du compte la B.O. du film est orchestrée par les bagnoles, les motos et autres engins. Rien de bien évident pour briser tout ce silence, ces visuels désertiques et ces grandes chevauchés mécaniques. Et pourtant le groupe ancré dans le pop/rock nous a sorti un bande son assez réussi.  En alternant des thèmes récurrents pour chaque action ou personnage le film gagne en agressivité. Chaque début de course poursuite est engagé par une batterie tambourinée annonçant un rock légèrement psyché proche du son qu'ils utilisent pour leurs albums. Ce qui est bien c'est que les morceaux ne volent pas la vedette, ils accompagnent chaque scène pour leurs donner du corps. Contrairement à des titres studios, ici, le groupe peut se lâcher. Les morceaux sont amples, les montées durent le temps qu'il faut et on se demande même s'il n'y a pas des petites phases d'improvisations. Un vrai bon souvenir pour moi et une vraie idée à décliner dans tous les sens.

Tu rajoute à ça des lunettes 3D, des diffuseurs d'odeurs, des sièges analogiques et je pense qu'on pourra vivre le film à 100%.

Le dernier album de Montgomery – Stromboli en écoute sur Spotify.

La bande annonce de Mad Max

TUYSBX & Enjoy !

mar 7

Pour la 43ème édition de Rock'n Solex, l'association étudiante de l'INSA Rennes s'est encore démenée pour nous sortir une belle programmation. En plus des traditionnelles courses de Solex et du Fest Noz organisé Mercredi, le campus de Beaulieu accueillera entre autre le  groupe de rap mythique De La Soul, les lyonnais du Peuple de l'herbe et DJ Pone, détachement de la division Bridy Nam Nam. On pourra également revoir la pop du FM Belfast qui avait marqué les dernières Transmusicales (mais si avec leurs collants rouges) et apprécier le hip-hop/soul/Jazz/Funky des anglais  Belleruche.

Pour ceux qui sont intéressés, rendez-vous du 12 au 16 Mai 2010 sur le campus de Beaulieu à Rennes. Plus de détails sur le site de l'évènement www.rocknsolex.fr .

rock'n solex 2010 Rennes

fév 23

Avant d'atterrir, comme tous les ans, à Saint Malo, la route du rock hiver est venu faire du grabuge à la M.J.C. Antipode (Rennes) la veille. A l'ordre du jour, un trio de groupes bien énervés, chacun à sa manière, en contraste avec les têtes d'affiches du Week-end (Beach House, XX (même si…), Beak, Shearwater…).

Je voudrais tout d'abord commencer par les premiers (pour ne pas changer) intervenants : Jookabox. Des titres bien sentis inspirés du soul/funk mais avec un son lourd. Les batteries tabassent sur la longueur. Si au départ elles nous emmènent on reste, à la fin, sur le bord de la route. On aurait pu s'attendre à quelques variantes pour casser un set monotone. L'attitude est quand même dynamique et il faut reconnaître que le groupe s'est construit un son bien à lui.

http://www.myspace.com/jookabox

parlovr route du rock session hiver antipode rennesPlace aux "teenagers" de Parlovr et leur rock capillaire. Tout droit débarqués de Montréal (premier concert outre-atlantique), les québécois en sont très vites venus au fait. On pourrait rire en voyant pianiste et guitariste balancer leurs mèches au dessus des micros (c'est drôle à voir) mais leur indie rock fonctionne. Une musique explosive, des cries en guise de chant et l'influence de l'indie rock canadien très visible. Ce groupe est forcément influencé par ses voisins d'U.S.A. mais le tout est beaucoup plus chaleureux. Les titres sont tournés vers la célébration comme le fait si bien Arcade Fire. Il y a une forme d'exotisme. Mention spéciale pour un finish qui a fait son petit effet. Tin Smoke Box (clavier/guitare) a débarqué dans le public guitare branché pour terminer de chanter sa chanson (All The World is All je crois).

/www.myspace.com/parlourmontreal
Vous pouvez aussi suivre leur blog lancé à l'occasion de la tournée française : http://parlovr.blogspot.com/

Avant d'aller se coucher, il nous restait à entendre DD/MM/YYYY.

"Décrochage par France3 ouest
- Alors comment prononce-t-on ce nom de groupe Jamie ?
   – Et bien Fred, ce sigle est la version anglaise du fameux champ de formulaire "jour/mois/année" et que l'on traduit par "day/month/year".
- Merci Jamie,
retour sur tuysbx,
"

Ambiance plus sombre, des percussions encore des percussions et un bazar monstre. Après coup, cette bande de gars y allait tout en puissance et en imposait sur scène (Ils sont 5, souvent deux aux percussions). Une vraie volonté de créer du chaos sur une courte période. Tellement sombre que l'on sentait une tension au sein du groupe. A se demander si l'ambiance est bonne chez les canadiens. En tout cas, cela s'accordait parfaitement avec leur musique.

http://www.myspace.com/ddmmyyyy

N'ayant pas mis les pieds à la cité corsaire le lendemain et le surlendemain, cette soirée fût une bonne compensation. Une sélection sonore monochrome qui a eu le mérite de me recharger les batteries pour un petit bout de temps.

TUYSBX & Enjoy !

fév 16

chapelle rennes

Vendredi 12 Février, je me suis rendu à la chapelle accolée au conservatoire de musique de Rennes pour écouter jouer Pillar and Tongues et My Name Is Nobody. Et je dis bien écouter car ces deux groupes aux ambiances délicates nous ont été servis dans un cadre propice. En effet, le calme règne en maître dans cette chapelle (construite fin XIXème, pour info). Même aux entractes les discussions sont comme absorbées par les murs afin que le silence persiste. Une ambiance aussi inhabituelle, pour moi un Vendredi soir, que la position dans laquelle nous devions assister au concert. (Couché ? sur un pied ? en poirier ?)
 
Après s'être plus ou moins appropriés l'endroit, nous nous sommes donc assis (oui, c'est possible) pour écouter Pillar and Tongues. Et là encore rien d'habituel. Avec un contrebassiste de dos, la violoniste rarement face à nous et la batteur en plein milieu de la scène les notes émises ne pouvaient être que peu communes. Attention rien de bruyant, chez les américains tout se fait progressivement, lentement. On inquante encore et encore sur des rythmes sans cesses nourris de cymbales, de légers coeurs et et de chauds frottements de cordes. L'ensemble enveloppe le public. Un détail, nous étions très près de la scène. Comme mis à nu, nous ne pouvions pas nous cacher dans un noir total, nous éloigner pour revenir. Une configuration donc déstabilisante mais qui nous mettait en phase avec le groupe pour vraiment écouter. Une fois passé, il est même difficile d'imaginer Pillar and Tongues dans une salle de concert classique.

Le myspace à écouter tranquillement chez soi : http://www.myspace.com/pillarsandtongues

Un jus de pommes plus tard, nous voilà encore une fois assis mais plus près de la scène. Les premiers mots de Vincent Dupas, chanteur/guitariste de My Name is Nobody, nous invitent à nous rapprocher. Pour le coup, je pouvais quasiment poser mes pieds sur la scène. Vu en contre-plongée, le folk, parfois rock, des nantais est beau et fluide. Même dans les moments explosifs (Strange), le style reste propre et sans accrocs. Le batteur est solide, le bassiste toujours présent en fond et le piano donne un vrai son aux morceaux plus orchestrés. Pour le coup, My Name is Nobody affiche une composition sur scène plus familière mais cela n'a pas fait fuir le calme. Toujours cette même impression. Lors des guitares/voix on pouvait même écouter clairement les respirations et les chuchotements sans forcer. Les membres du collectif Effervescence (Papier Tigre, La Terre Tremble…), avec des compositions toutes en nuances, ont vraiment charmé la chapelle et joué avec son silence Vendredi soir.

Le myspace à écouter calmement chez soi (avec le premier extrait de leur prochain Ep "Here in Don Benito") : http://www.myspace.com/mninmusic

Un concert vraiment marquant pour moi. Il y avait une rare disposition du public à écouter (oui,je me répète). Une ambiance, en fait, assez proche de ce qui peut se passer dans un concert de musique classique. Il faut implicitement se taire. Les commentaires ne sont pas tolérés. L'auditeur doit se concentrer sur la musique. Alors bien sûr, la soirée était plus détendu Vendredi mais je ne m'attendais pas à y retrouver une part de ces codes.

fév 8

La vie est de plus en plus belle pour nos amis les Geeks : Pixel Art, retro-gaming, série TV, musique 8-bit tous les domaines créatifs y passent et ce n'est pas à la MJC de l'Antipode que l'on vous dira le contraire. Samedi 6 Février se déroulait la soirée Play! consacré a cet univers. Au programme une exposition du graphiste Guillaumit, une salle d'arcade (Soul Edge powa) et un dancefloor équipé de 4 artistes/groupes résolus à nous faire danser de toutes les manières. Même le public était invité à jouer le jeu en se déguisant. Le thème de la soirée : Geek c'est chic !

Le Teaser de la soirée résume bien l'ambiance :

Niveau musique on peut dire que les pieds et les oreilles ont été servi et même nos petits yeux. La performance de Gangpol & Mit fut une vraie expérience avec un travail sur l'animation assez poussé. Dans la ligné de l'exposition de Guillaumit (membre du groupe), le duo nous emmène dans un pays sans tabous à mi-chemin entre les Télétubbies et South Park sur fond de musique 8-bit digne des plus grands succès de Snes. Le résultat est complètement fou.

Extrait :

Myspace  : http://www.myspace.com/gangpolundmit

Ensuite est venu le temps pour les Lillois de Dat Politics de prendre les sampleurs en main. Un petit air de Kap bambino, moins glauque, plus coloré mais autant déchainé. La foule est amassé sur le devant de la scène, certains montent même dessus. La chanteuse avec ses petits cris nous mène par le bout du nez et tout le monde  semble aimer ça.

Myspace : http://www.myspace.com/datpolitics

Enfin, un pro-Edbanger un peu plus violent que la moyenne est venu nous rendre visite. Son nom Huoratron et on ne peut pas dire qu'il ai fait dans la dentelle. D'un côté, les 5h du matin approchaient. Piquer du nez nous aurait été fatal. Je crois qu'il a tout fait pour nous tenir en vie avec ses titres vraiment sans concession. Huoratron n'est qu'efficacité et ses sautillements sur scènes étaient assez communicatifs.

La bande annonce de son dernier EP plutôt bien fichu :

Myspace : http://www.myspace.com/huoratron

Mention spéciale aux deux copines Nate & Jojo que  Nerd Can Dance m'avait fait découvrir. Également graphistes et stylistes, elles ont apporté à l'Antipode une sélection, mixé par leur soins, assez réussie et une phase de Drum'n Bass qui a remis en jambe pas mal de monde pendant la soirée.

Myspace : http://www.myspace.com/nateetjojo

Si il y a une chose qu'il faudrait retenir de cette soirée c'est encore une fois l'importance de la vidéo surtout avec Gangpol & Mit. On peut en voir de plus en plus dans les sets electro. Que ce soit avec des gros moyens (ex : le cube expérience de Etienne de Crécy, le mur lumineux des Birdy Nam Nam) ou de simples (pas tant que ça) séquences de vidjeing projetées, venir à un concert d'électro c'est maintenant en prendre plein les mirettes. On pourrait presque s'asseoir et regarder…

TUYSBX & Enjoy ! 

fév 4

roulement de tambour 2010Organisé par l'association étudiante rennaise Dièse plus Six, le festival Roulements de Tambour, pour sa 9ème édition, proposait une programmation intrigante. Attiré par la soirée de Jeudi avec les Papier Tigre, que je voulais voir depuis un petit bout de temps, je me suis, au bout du compte, laissé tenter par une première fournée Mardi dans l'auditorium du Tambour.

Mardi : Chansons, Lutins et Tensions.

"- N'empêche, c'était le lapin et le papillon qui tenaient la baraque !

         – Ouai, le lapin a bien tenu le beat et le papillon, il se baladait sur sa MPC.

 - Et le mini-bassiste. Pourquoi il foutait de la farine sur sa basse ?

         – Je sais pas. Ca doit être pour donner un meilleur son. 

 - C'est dommage qu'on se soit pas mis devant on aurait eu une bière gratuite."

 

Voilà grossièrement ce qu'on pouvait entendre à l'entracte après que les Wevie Stonder aient pourris la soirée des femmes de ménages du Tambour. Encens, bonbons, champignons, bières, masque de chocolat, paille et j'en passe. Le lutin, accessoirement chanteur, a tenté de nous acheter par tous les moyens pour que l'on adhère à ce désastre. Le souci c'est que ce "désastre" fût très divertissant. Sur fond de Sound System, de Drum'n Bass et de Yukulélé, les 4 cocos y vont chacun de leurs petits délires vocaux ou gestuelles et nous invitent à faire de même. Pendant 1h30, on écarquille les yeux et les oreilles. Au départ, tu regarde ton voisin pour voir comment il faut réagir, tu as peur et puis vient la première chanson de marin sur fond de hip-hop…

S'il fallait résumer, on peut dire que les Wevie Stonder sont des clowns. Des clowns dont le cirque est une soucoupe volante, mais des clowns.

Myspace : www.myspace.com/weviestonderr

Un entracte plus tard c'est un autre "phénomène" qui s'apprête à s'exprimer. Je dit bien s'exprimer car Damo Suzuki, connu pour ses faits musicaux dans le groupe allemand CAN, a chanté toute sa douleur dans une langue que seul lui, et encore, pouvait comprendre. Pendant les 20 minutes de l'unique titre très incantatoire, le groupe qui l'accompagnait, France Sauvage, a créé le contraste : Une longue montée en puissance, torturée, samplée, toujours en rythme s'est dessinée devant nous. Une expérience captivante mais pas totalement satisfaisante. Ils nous ont fait chauffer un plat pendant 20 minutes au micro-ondes mais à sa sorti il n'était pas assez cuit (si vous voyez ce que je veux dire).

Pour découvrir France Sauvage, je vous conseil leur blog francesauvage.blogspot.com rempli de productions en téléchargement et en écoute. Un vrai plaisir à écouter. 

Jeudi : Carton Chat.

Ce soir là j'avoue ne pas avoir été très curieux puisque je n'ai pas écouté la moitié du show. En l'occurrence "Hypo et EDH" et "Tod Brownies". Pour les deux groupes restants, Papier Tigre et Cobra Killer, ce fût tout d'abord plaisant puis agaçant… Je précise ma pensée.

Pour Papier Tigre, la prestation sur piste colle précisément à la version scénique rien de plus mais ça suffit. Un set rock mené de P jusqu'à E sans jamais lâcher son auditoire on aimerait en voir plus souvent. Si il y a quelque chose à souligner c'est le manque de répondant du public (dont moi). C'est peut être moi mais la foule était peu euphorique. Me rappelant même certains concerts que j'avais pu faire à Paris.

Myspace : www.myspace.com/papiertigre

Pour les Cobra Killer, c'était loin d'être le pied. Pourtant sur le papier, cela pouvait être intéressant : Deux berlinoises, charmantes de surcroit, au micro enchaînant des hymnes trashs et chics avec des petites voix style lolita. Une idée prometteuse mais mal menée sur scène. Hissées sur leurs talons, micro dans une main, bouteille de champagne dans l'autre j'ai trouvé le duo prétentieux. L'univers de luxure qu'elles suggèrent est trop lourd pour leurs petites épaules (pour le moment…).

Myspace : www.myspace.com/cobrakiller1

Bon, je n'ai pas été très exhaustif mais je voulais dire  que ce festival sortait de l'ordinaire. Il y a cette volonté de heurter l'auditoire à d'autres sons, à d'autres choses et à une autre vision du festival. On sort de la mécanique des grosse machines festivalières souvent redondantes dans la programmation et de la soit disant prise de risque. Ce festival, du peu que j'en ai vu, avec des moyens forcément plus restreins, possède une vraie personnalité.

Myspace du festival : www.myspace.com/fest_roulements2tambour

TUYSBX & Enjoy !

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