mai 19, 2010 @ 21 h 33 min
The Oh Sees et Combomatix au Mondo Bizarro (Rennes)
Allez, restons encore un peu au Mondo Bizaro de Rennes puisque hier (Mardi), au dernier moment, je me suis décidé pour aller écouter les Oh Sees. Une bande de garageux-psychoticonerveux qui nous ont envoyés à la figure le rock que je chéris tant : Abrutissant, puéril et avec pour seul mission d'user mes cervicales.

Honnêtement j'ai été surpris. Après avoir fait tourner les myspaces (mais si le site là … ), je pressentais un concert calme et même un peu long. Et puis, et puis… les rennais Combomatix sont venus annoncer la couleur, laisser couler un peu de sueur, pour mettre en jambe le public. Le duo guitare/batterie assène des titres agressifs entrechoqués de transitions douteuses. Du punk/garage joué comme il se doit mais qui mériterait un ampli ou une guitare supplémentaire histoire que la foule s'embrase. Oui, détail important. Aussi petite que la salle soit et le faible avancement de la semaine il y avait foule (cf. petit 1) de l'article précédent). Les Combomatix ne lâchent pas le(s) morceau(x) et souhaitent nous mener à l'hôtel de la chapelle Oh Sees de la manière la plus cohérente.
http://www.myspace.com/combomatix
D'après le chanteur des Combomatix (à prendre au pied du hêtre) nous nous préparions à accueillir "le deuxième meilleur groupe de rock du monde entre Deep Purple et Led Zep"…

Étirements, décrassage des oreilles, ravitaillement…
Dehors, sur le bord de la route, les premiers riffs ont retentis. Chacun a jeté sa clope (perso je ne fume pas) pour se ruer vers la minuscule entrée, traverser le bar et atteindre la minuscule scène. John Dwyer était déjà là, plus grand que les autres, avec sa guitare armée. Je dis "armée" car il a la sale manie de tenir ses belles (12 et 6 cordes) comme des AK-47. Coincé au niveau de l'épaule, manche pointé vers le bas. Nous voilà lancer pour plus d'1h30 de folie. Comparer aux extraits studios que j'avais entendu il y a tout un monde. Le psychédélisme, ici, sert un garage rock bruyant et saccadé qui ne laisse pas de place à la réflexion. Mieux ou moins bien, on s'en fout. Au Mondo, tout va beaucoup plus vite, beaucoup plus fort. Des pogos démarrent du fond avant de s'imposer au reste de la foule. Les petits "gobages" de micros ou de bouteilles du charismatique John ne font que pimenter la sauce. Je crois que le groupe n'aurait pas vraiment lieu d'être sans ce leader, sans cet abruti à 2 mètres de moi qui mène sa bande vers je ne sais trop quoi. Je ne connais pas la discographie mais je vais m'y atteler sérieusement. Je le jure.
A écouter (page Spotify du groupe) et surtout à voir !
TUYSBX & Enjoy ! Alors le nouveau visuel du blog, vous aimez ?
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Le 3 Avril dernier, à Bobino, j'ai pu découvrir Hooka Hey en première partie du Manfred Man's band. J'étais intrigué par les différents teasers présents sur leur site internet et me suis donc laissé tenter par une virée à Paris pour les entendre.
Lundi 8 Mars au théâtre National de Bretagne se jouait un drôle de concert : un ciné-concert. L'idée est simple. Demander à un groupe de musique (actuelle en générale) de (re)créer la bande son d'un film (culte en générale). Dans notre cas ce fût les rennais Montgomery qui se sont frottés au western motorisé Mad Max. D'origine la bête cinématographique de George Miller n'est pas très équipée niveau sonorisation. Quelques ambiances par ci par là. Au bout du compte la B.O. du film est orchestrée par les bagnoles, les motos et autres engins. Rien de bien évident pour briser tout ce silence, ces visuels désertiques et ces grandes chevauchés mécaniques. Et pourtant le groupe ancré dans le pop/rock nous a sorti un bande son assez réussi. En alternant des thèmes récurrents pour chaque action ou personnage le film gagne en agressivité. Chaque début de course poursuite est engagé par une batterie tambourinée annonçant un rock légèrement psyché proche du son qu'ils utilisent pour leurs albums. Ce qui est bien c'est que les morceaux ne volent pas la vedette, ils accompagnent chaque scène pour leurs donner du corps. Contrairement à des titres studios, ici, le groupe peut se lâcher. Les morceaux sont amples, les montées durent le temps qu'il faut et on se demande même s'il n'y a pas des petites phases d'improvisations. Un vrai bon souvenir pour moi et une vraie idée à décliner dans tous les sens.
