Concerts Archive

novembre 15, 2011 @ 23 h 00 min

Patriotic Sunday feat. La Terre Tremble à la Bascule (Rennes)

Patriotic Sunday

Mardi dernier (8 novembre), il fallait s'écarter un peu du centre ville de Rennes, passer la Caravelle et les Horizons de Maillols, pour écouter Eric Pasquereau déployer ses dernières compositions à la Bascule.

"Déployer" !  C'est vraiment le mot qui me vient à l'esprit lorsqu'on (re)découvre le fossé qui sépare un album des Patriotic Sunday de son rendu sur scène. L'approche est ici plus brutale, franche, sans jamais démolir les chansons rock-pop. Armé du groupe rennais La Terre Tremble, les titres d'Eric Pasquereau perdent en nuance et gagnent en puissance scénique. Enfin, la nuance est bien là. Des intros délicates, des moment de pseudo-calmes il en existe beaucoup… mais elles suggèrent à chaque fois une tension beaucoup moins palpable sur piste. Une chanson comme Coathanger in Party Room est paisible, constante, élaborée. Sur scène, c'est une autre histoire. Les changements de phases se font plus vifs. On s'élève sur la pointe des pieds pour engouffrer ses head-banging dans le refrain.

Sur scène, Patriotic Sunday s'essai à un autre registre. Plus rock, sans fioritures, qui donne une autre vie à toutes ces chansons. Ne pas avoir peur de s'éloigner d'un "original". Se remettre en question. C'est courageux et honnête.

Depuis ce concert, le dernier album de Patriotic Sunday – Actual Fiction tourne en boucle chez moi…

Pour vous faire une idée, rendez-vous sur le podcast de l'émission "Le rendez-vous" du 14 novembre 2011. Avancez jusqu'à 46:07 (à moins que vous vouliez entendre la voix de Sophie Marceau) et écoutez… 

Ecouter sur Spotify : Patriotic Sunday – Actual Fiction

Entre temps, Korkoj avait dressé la table. Pendant un peu plus d'une heure, quasiment non-stop, les trois rennais ont déroulé une longue ballade math-rock. On décroche de temps en temps mais le jeu du batteur parvient toujours à rétablir une certaine tension. C'est sombre, complexe parfois trop. Un petit peu de lâcher prise ne serait pas de trop.

TUYSBX & Enjoy ! 


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septembre 17, 2011 @ 9 h 00 min

Saturday TUYSBX Live : H. Hawkline & Yoke (aka Cate Le Bon) au Castle Hotel

Histoire de repartir du bon pied en cette rentrée et de vous raconter ce que j'ai à vous raconter voici un 2 en 1 : Live report textuellement et des lives tout court visuellement. Découverte lors d'une soirée à Manchester : 

Après une semaine de break de concert post-Route du Rock, il fallait redémarrer gentiment. Ne pas se brusquer les tympans… En fait, non. Dans la chaleur aoûtienne de Manchester (sans rire il a fait chaud), nous sommes allés nous blottir, avec tout un tas d'autres personnes, dans un recoin du Castel Hotel (qui après réflexion devait être un ancien hôtel) pour voir 2 joyeuses bandes de gallois. D'un côté,  Yoke aka la belle Cate Le Bon (membre de Neon Neon, Gruff Rhys, Super Furry Animals) et Meilyr Jones (membre de Race Horses). De l'autre, un jeune fou psyché-garageux que l'on surnomme H. Hawkline. Soirée de découverte totale.

Il y avait donc ce groupe psyché-electro-pop que l'on voyait à peine dans les projecteurs violets : Yoke. Une frange au piano entourée de deux types lui donnant la réplique. Yoke dès le premier titre établi une distance saine avec le public. C'est un buffet froid où l'on se sert. Chacun, à sa guise, prendra des tranches de cold wave, de la salade riche en saturation et une sauce bizarre où trempe des morceaux de 8O's et de psychédélisme. La musique se diffuse lentement dans la foule. Bien fait mais jamais transcendant. Après fouillage sur internet, le groupe semble étrenner ses compositions sur scènes avant de proposer une production studio. Affaire à suivre.

Pour vous faire une idée, une des rares vidéos de la soirée au Castel Hotel. Une reprise de Wild Thing très simple et froide mais pourtant sexy. ouafouaf :

A peine le temps de reprendre un pinte que la petite, toute petite, scène du Castle Hotel se remet à vibrer. C'est maintenant H Hawkline qui prend les rennes de la soirée. Formation rock basique. Guitare, basse, batterie s'entremêlent dans un garage-rock-pop original. Le jeune gars nous fait suer. Le rendu sur scène est un peu moins riche que sur piste mais le set est dansant. Dans la veine d'un Jay Reatard ou d'un Ty Segall à la galloise H Hawkline apporte sa vision british au mouvement garage-psyché principalement basé à San Francisco. Cardiff, le San Francisco de la Grande Bretagne ?

Cette fois ci, pas d'extrait de la soirée mais une captation de son passage à une session BBC avec un autre artiste local Gruff Rhys. Le titre : Hell Bells mais pas celui d'AC/DC. Aller danse mon grand !  

Le jeune homme tient un bandcamp bien fournit où vous pouvez notamment écouter son second album "The Strange Uses Of Ox Gall". Les productions sont beaucoup plus nuancées. Prenez le temps de l'écoute (je vous en conjure !).

Le bandcamp de H Hawkline : http://hhawkline.bandcamp.com/

TUYSBX & Enjoy !


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septembre 5, 2011 @ 11 h 05 min

La Route du Rock 2011

Vendredi, Samedi, Dimanche. 3 Jours d'humidité où l'on s'est posé pas mal de questions : Tiens pourquoi c'est pas Lou Barlow qui chante ? Est ce que ma moustiquaire touche la toile ? Qu'est ce que ça fait si je saute dans la grosse flaque là ? Pourquoi le devant de la scène n'est pas correctement couvert ? Pourquoi il y a un bateau gonflable ? Bref, on a plu, il a bu, il a fait beau (un peu) et la programmation de la route du rock 2011 a tenu ses promesses.

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Vendredi :

Tente montée jetée ! Paté henaff dézingué ! Sebadoh est déjà sur scène lorsque nous arrivons. La mise en bouche est seiche et les moments où Lou Barlow lâche le chant pour aller faire mumuse avec sa basse perdent en magie. Ce n'était pas ennuyant en soi mais la façon dont les morceaux étaient joués ne laissaient aucun droit à la nuance. Le bloc Sebadoh jouait  sec mais digeste. Plus digeste que les belles d'Electrelane. Malgré des albums qui me plaisent (beaucoup) je suis passé totalement à côté de leur prestation. Peut être les bouchons que je portais… Beaucoup moins irrésistible, la team écossaise Mogwaï et leur rock expérimental. Chaque titre parvient à vous emballer. A vous prendre par la main avec un riff, un rythme et en même temps il y a une sorte de barrière. Comme si nous étions devant une peinture dont il fallait élucider le mystère. Le groupe ne se livre pas totalement. Une forme de retenue qui nous laisse sortir du set content mais avec ce goût d'inachevé. Une imperfection voulue et maitrisée. Minuit passé, le soleil pointe le bout de son nez. Suuns après un round hivernale à la Route du Rock, revient pour la deuxième couche estivale. Enervés, déchaînés, les canadiens étaient à fond…peut être même trop. Le groupe s'emballe parfois trop, ils perdent le fil, ce qui donne lieu a des moments de flottement. Le tout est tout de même réjouissant. Rencontres, discussions… Nous aussi nous avons un moment de flottement au point de manquer Etienne Jaumet sur la petite scène. Le Vendredi soir s'achève avec le show cathodique d'Aphex Twin. Des écrans, des têtes du public morphées en direct, des images, un vrai spectacle visuel qui met du temps à monter. Au début je somnole. Les ambiances sont froides jusqu'au moment où la sauce prend. On y rajoute des épices, des acides, du LSD. De la quiétude nous sommes passés à la violence. Je crois que beaucoup de monde attendait plus d'Aphex Twin. Quelque chose de plus introspectif et varié à l'image de son travail studio.

Samedi :

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Samedi, il fait gris. Le ciel est encore sage quand nous allons au palais du grand large écouter Christophe Brault nous conter de l'histoire du label Warp. Cette année deux groupe/artiste du label était représentés à la Route du Rock : Aphex Twin et Battles. Logique, donc, que l'on se penche un peu sur le parcours de cette maison mythique pour le monde l'électro. On écoute et on note. Retour au Fort Saint-Père. Quelques gouttes sont déjà venues en éclaireur tester l'étanchéité des festivaliers. Après quelques rencontres sur le camping nous arrivons en plein milieu du concert de Low. 21h : désormais il pleut. Nous ne mettons pas une minute à plonger dans l'univers du groupe. Triste et mélancolique, la musique de Low touche droit au coeur. Face à un titre comme Especially Me, la voix chaude et légèrement tremblante de Mimi Parker ne nous laisse aucune chance. On tombe. Un beau moment.  21h50 : il pleut. La pop 60's sucrée des Cults se marie plutôt bien  à la foule de K-way multicolores. Un set agréable mais sans plus. La musique de ce groupe sympathique ne parvenait pas toujours jusqu'à la foule. Je ne sais pas ce qui manquait… 23h : "Rien que l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de là haut". Pour Blonde Redhead, nous passons notre tour. Nous voyons le groupe du comptoir du "Black Temple Food". Au sec. 00h10 : L'eau perle sur les K-Way. Dirty Beaches est sur la petite scène invoquant le fantôme le plus sombre d'Elvis ou de Lux Interior. Son interprétation pourrait paraître surjouée mais il n'en n'est rien. Seul avec sa boîte à rythme et sa guitare, les cheveux plaqués le personnage d'Alex Hungtai interpelle. On oublie un moment le fort Saint-Père et on se perd dans un Hall of Fame dark des grandes figures du rockabilly. Boîte à rythme, il en était aussi question sur la grande scène. The Kills, toujours très en forme à la route du rock, ont livré à Saint-Malo un set impec. Alisson Mosshart et Jamie Hince prennent immédiatement le public d'assaut. La sauvagerie dont ils font preuve fonctionne tout de même moins bien sur les titres de leur dernier opus. Rien ne vaut un No Wow. 2h30 : La boue sèche lentement sur mon jean. Battles entreprend la folle idée de nous faire danser. Un groupe de rock expérimental était en train de nous emmener loin, très loin et on en redemandait. Pour le rappel, le batteur, pièce maitresse de l'énergie du groupe se fait désirer. La tension était à son comble. Le samedi se termine finalement bien. 5h30 : Il ne pleut plus depuis longtemps. Nous allons nous coucher tant bien que mal sans grande envie.

Dimanche :

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Les jours se suivent mais ne se ressemblent point à la Route du Rock 2011. Réveillé par la chaleur, nous nous lançons à travers les remparts de la cité corsaire. Escale sur la plage "Bonobo" où une annexe du festival est installée. Là-bas une bonne surprise nous attend. François & The Atlas Mountain. Un groupe français mon bon monsieur. Teinté d'ambiances exotiques et électroniques leur musique se joint parfaitement à une sortie de baignade dans la Manche (seul moyen de se laver en 3 jours). Les pieds dans le sable, on se balance derrière la console de son. Energie et fraîcheur François & The Atlas Mountain est dans son élément. Un groupe à voir et à caser dans les programmations des festivals d'été. Secs et propres nous retournons au Fort Saint-Père prêts à en découdre avec la dernière soirée. Festif, Okkervil River célèbre le dernier couché de soleil sur le fort. Une grande fête explosive où les cris du texans Will Sheff nous absorbent complètement. C'est ensuite au tour de Cat's Eye de prendre le relais ou devrais-je écrire Faris Badwan (membre de The Horrors) accompagné d'un groupe pop-psychédélique. L'anglais influe tellement sur le son du groupe que le travail de Rachel Zeffira (Soprano, musicienne) passe inaperçu dans le brouahaha psychédélique. Dommage que le son sur scène ne mettait pas plus en avant la pianiste. Le show reste ma foi très agréable mais bien loin de ce qu'on a pu découvrir sur CD. Posté entre 2 cratères de boue, nous assistons à l'entrée des Fleet Foxes sur scène. Si leurs albums sont capables de nous emmener dans de grandes plaines forestières, très loin, le sentiment sur scène est encore plus fort. Le groupe prend une dimension cinématographique. La voix de Robin Pecknold mais aussi du Batteur Joshua Tillman s'unissent parfois dans de belles harmonies tout à fait superbes. Oui, on peut dire que j'ai adoré les Fleet Foxes. Jusqu'ici tout va bien. Les Crocodiles, que j'avais manqué aux Transmusicales, emballent sur les premiers morceaux mais très vite manquent de nous lasser. Des titres trop similaires me font décrocher rapidement. Nous préférons nous positionner devant la petite scène. Même à la Route du Rock, le dimanche, on prie… le site a été bénie cette année par le prêtre de l'électro foutraque : Dan Deacon. Nous avons pu communier tous ensemble, danser, prier, toucher son voisin, lancer un hippopotame bleu… Chaleur et partage sur la petite scène. Sérieusement, c'est un des grands moments de cette édition. La Route du Rock 2011 finira un peu en queue de poisson. Mondkopf, ses problèmes techniques d'image et le public déjà dispersé ne saura pas entretenir longtemps la flamme qui nous a animé pendant ces 3 jours. C'est un peu dommage que le festival sur une note un peu tristounette. Peut être serait-il plus intéressant de caler un groupe rock le dernier soir ?

La Route du Rock, encore une fois, a gardé son titre de festival de caractère. Avec une programmation cohérente et de qualité. Finalement très peu de déceptions si ce n'est la fin qui est toujours trop proche. Vivement la Route du Rock Hiver !  Longue vie à la Route du Rock !

Quelques photos :

Des lives à voir et à revoir sur Arte Live Web.

TUYSBX & Enjoy !


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juillet 28, 2011 @ 20 h 06 min

Astropolis 2011 – Soirée du Samedi

Même dans ses rêves les plus fous Louise de Kéroual n'aurait jamais pu imaginer ce qui allait se passer sur son domaine… 272 ans après sa mort, son beau manoir (enfin ce qu'il en reste) et le bois autour vont devenir, le temps d'un soir, la zone la plus dance/dense en boum boum, en bezibezu, en zwagzag… Astropolis comme chaque fin de mois Juillet reprend ses droits à Brest et conclut en beauté, le samedi soir dans le jardin de tata Louise. 

Astropolis ça commence demain avec 2 soirées une sur le port (Nouvelle Vague, I Am un Chien…) et la seconde dans le boîte de nuit "La Suite" (Teenage Bad Girl, Coksinelle, Dakunt…).

Le Vendredi vous pourrez prendre un Astrococktail sur le toit de la Carène (Salle de concert) en compagnie de La Femme, prendre d'assaut le Bunker Palace (toujours à la Carène) avec The Shoes, Toxic Avengers et enfin vous exhiber avec le big boss Carl Craig et un bras droit plus que classe, Pantha du Prince.

Ce n'est qu'une présentation exhaustive. Je ne sais pas s'il reste des places mais toutes la prog est ici.

Venons en au Samedi 30 Juillet. J'ai commencé à me faire une petite feuille de route. Par peur de ne pas bien identifier tous les artistes une fois dans l'ambiance et de faire un report douteux, je m'en vais vous soumettre ma sélection en audio-tube-couleur :

Commençons par la scène qui sera installée devant le manoir. La Cour.  Une programmation minimaliste alléchante qui risque de faire son petit effet entre deux sets de Drum'n Bass.

Le très attendu Rone (00h30)  entamera la soirée. Il nous y servira un Spanish Breakfast mi ambient et mi minimal. Assaisonné à la sauce live le plat devrait révéler toutes ses saveurs.

Il y aura également le duo des deux têtes du label Kompakt. Michael Mayer & Superpitcher aka Supermayer (1h30). Ici la minimale se fera plus rude. On pourra se lâcher sauvagement : 

Une autre pointure prendra un peu plus tard La Cour en main. Stephan Bodzin et sa minimale qui provoque ses auditeurs. Il y a un petit plus captivant dans certains de ses titres. Pas très original, je vous remet le live proposé sur le site d'Astropolis. C'est comme ça que j'ai découvert Stephan Bodzin et c'est comme ça que j'ai accroché : 

Passons du coq à l'anne (core). Puisqu'il faudra jouer avec la prog' du chapiteau Mekanik. Pas sûre de passer beaucoup de temps dessous mais je jetterai surement mes oreilles dedans une petite heure. Notamment pour la team Rockette (23h35). En partie initiatrice des Free Parties en France :

http://www.heretik.net/ 

Juste avant Jackson il y a Manu Le Malin (4h15). Je ne sais pas trop comment les deux styles vont s'agencer. La première heure nous entendrons  : 

Et ensuite : 

Je ne sais pas…. En tout cas, je serais dans les parages au passage des manettes.

Il restera encore a faire escale de temps à autre au chapiteau Hip To Drum. Tempête ou crachin, à 2h du matin il y aura Rusko  du label Mad Decent (Diplo). Certes très dubstep, Rusko parvient à mêler le style à tout un tas d'influences plus "mainstream". C'est tout à fait charmant :

Pour ceux qui en redemandent Elisa Do Brasil (5h) sera là pour vous servir une soupe à l'oignon bien chargée : 

On peut se dire qu'il y a déjà de quoi faire pour la nuit. Allez et venir entre 3 scènes c'est déjà pas mal. Sauf que la quatrième scène , l'Astrofloor est aussi démente que les 3 autres. Ici la règle est clair : danser jusqu'à ce que tes jambes ne répondent plus.

Gesaffelstein (23h30) et ses beats massifs venus germanie chaufferont tout doucement la piste : 

Pour laisser place à des petits jeunes. Cassius. Bon je me suis fait plaisir. Je vous ai mis un petit remix de MSTRKRFT. 

Restera à se mesurer aux 4 heures de Live Booth Session de Mosieur Laurent Garnier (4h). Avec son trio, il nous trainera jusqu'au levé du jour.

Une soirée chargée, épuisante rien qu'à sa lecture. 

Le site d'Astropolis : http://www.astropolis.org/

 Playlist Spotify Samedi 30 Juillet   Une playlist Spotify reprenant à peu près la feuille de route

TUYSBX & Enjoy !


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janvier 4, 2011 @ 22 h 04 min

Trans Musicales 2010 : Soirée du Vendredi et du Samedi 10 Décembre

Nous voilà dans le bain à zigzaguer dans le Liberté entre les stands, à discuter par ci par là. 

Pour nous, le Vendredi à débuté Salle de la cité pour le concert des rennais La Corda. Un de nos bons moment ce weekend. Plonger dans un jeu de lumières clair obscur très fin, le trio a joué avec leur ami le silence. Verre d'eau, harmonium, batterie étouffée, La Corda se démarque facilement du reste de la programmation. La musique est constamment absorbée par un silence intense qu'il ne faut surtout pas troubler. Même les musiciens sur scène ont le soin de déplacer leurs équipements lentement pour ne pas "polluer" leur travail. Elégant et fin ! (une interview du groupe à venir)

22h sonne. Parc expo nous revoilà ! Dans le Hall 4 Conan Mockasin, que je n'imaginais pas du tout comme ça physiquement (Un mélange de Claude François et d'Andy Wharol), déballe son rock sixties-délique méthodique et terriblement exotique grâce à son accent néozélandais. Sentiment mitigé à la sortie du set mais une vraie présence sur scène, bizarrement légère, qui tient le public.

Janelle Monae Transmusicales 2010

Dans le Hall 9, là où j'ai passé la majeure partie de la soirée, l'ambiance est encore raisonnable. Raph Dumas termine son show avec son big band moderne. Perso, je m'approche de la scène pour bien voir Janelle Monaé, pour ne rien manquer. Et j'ai bien fait, le show était excellent. Comme savent le faire les entertainers américains : Exaltation, moment de calme (parfois ennuyeux), exaltation…une vraie montagne russe groovy, conduite par un guitariste à la chevelure douteuse, qui nous a menée vers le mont Thightrope. Final funky d'une puissance rare. Mieux qu'à la TV. Au lieu de changer intelligemment de hall pour apprécier le reste de la programmation nous restons devant le set ciné/jazz de Matmon Jazz. Un voyage visuel riche qui a vraiment bien tenu le hall 9 avant la venue de M.I.A.

Hall 9 Parc Expo à Rennes

Bang Bang ! La londonienne n'a pas fait dans la dentelle, un peu dans le playback parfois (il me semble). Le son était brouillon c'est sûre. Beaucoup l'on écrit mais honnêtement c'était un très bon moment de liesse et de joie. Au devant, sur les barrières, le pogo se pratique très bien. On secoue la tête, on regarde toutes les lumières s'agiter et on "put your hand up" régulièrement. Oui j'ai fait mon cake sur M.I.A. . Je l'admet volontier. A noter que la miss néglige tout de même les chansons de son dernier album. Ce qui n'est pas plus mal… 

Rincé, fatigué je me suis glissé dans le hall 4 pour écouter le sympathique Alex Metric. Habitué au Dj set, il était, pour les transmusicales, accompagné d'un groupe pop-rock. Semblant dénudé, il a sut adapter ses titres sans soucis. Le tout fonctionnait.

Après une rude stickers-war contre la The Drone Team, un café et une galette saucisse je rentre gentiment à la maison. La dernière journée nous attend.

 

Samedi est déjà là. Pas trop dormi. Il faut se motiver. Les jambes sont maintenant lourdes. Je ne sais pas combien de kilomètres nous avons pu parcourir en 3 jours mais je pense que c'est énorme. Note pour plus tard : Penser à louer un podomètre l'année prochaine.

Dominique Young Unique

Nous commençons la soirée dans l'élégance, la sensualité et la délicatesse avec le flow de Dominique Young Unique. La londonienne est un vrai personnage ! Un black Betty Boop hip hop hissée sur 10 cm de talons avec un flow ravageur. Si le set s'inscrit parfois dans la répétition on appréciera le style. 

Roky Erickson

Escale chez Matthew Dear dans le Hall 9 qui était un peu trop grand pour l'américain. Son électro précis et élégant aurait mérité d'être épaissi pour la circonstance. Nous ne restons pas tout le set et faisons un détour chez le taulier Roky Erickson pour écouter sa musique garage psychédélique. Retour aux sources avec un son rond ancré dans les bases du blues. Du rock'n roll 70's classique exécuté comme il faut.

Après un arrêt aux stands retour dans le hall 9 pour la calote. The Gaslamp Killer est derrière sa console et électrise le parc expo. Son electro dub nous met enfin en jambe pour la soirée. Nous dansons, nous sautons, nous nous prenons bras dessus, bras dessous…c'est beau cette masse de cheveux qui s'agite au loin ! Si les silences nous rendent dingue, nous avons du mal à exécuter un pas de danse sur les salves. On voudrait sortir tout notre attirail de mouvements dans la seconde où on entend ce son. Le kiff les amis !

A notre retour dans le hall 3 c'est The inspecter Cluzo qui est sur scène. Avec sa guitare rouge et sa cravate on l'assimile facilement à Angus Young. Tout aussi énervé au chant il ne ménage pas le public. Il le laisse venir sur scène, danser sur des solos  de plusieurs minutes. Un show intense et festif qui fait du bien le samedi soir.

A-Trak

Devant A-Trak qui était en "petite forme", d'après un ami habitué de ses performance, nous allons nous asseoir. L'ambiance est là. Nous sommes maintenant dans la plus grande boite de nuit d'Europe. Tout le monde cri des Wououwouou sur Barbra Streisand. "c'est la teuf" comme on dit !

Quoi que… je crois que nous nous sommes encore plus éclatés chez Gonjasufi. Pour être franc je n'ai jamais écouté son album. Seulement quelques titres sur internet. Nous n'attendions rien de spécifique. On m'avait dit "tu vas voir c'est de l'abstract hip-hop. C'est super sympa" (a peu près). Sauf que l'abstract hip-hop, nous l'attendons toujours. Le garçon nous attendait de pied ferme (légèrement marijuané le pied ferme) avec un groupe de rock de petits blancs propres sur eux. Ce qui fut sans appel. Une sorte de déception a pointé le bout de son nez chez pas mal de monde. Pour notre part nous avons aimés cette rencontre improbable. Nous avons vu une sorte de Iggy Pop moderne. Vous savez le genre de type charismatique qui a besoin d'être tenu par un groupe solide. C'était tout à fait ça. Les "Stooges" de la soirée était placés en cercle comme les barreaux d'une cage pour tenir le lion rasta Gonja… Gonja & The Stooges ! D'ailleurs nous avons eu droit à I wanna be your dog. A noter que le Gaslamp Killer, à peine remis de son set, est venue placer quelques beats dans le hall 4.

Le samedi soir fût donc un vrai défouloir et un moment de découverte intéressant. La même pensée m'a trottée dans la tête pendant les 3 jours. En conduisant la journée, la radio était branchée sur une station à la programmation limitée à 4 titres (enfin 2 si tu enlève les Black Eyed Peas) et j'étais frustré. Est ce qu'un jour la musique que j'allais entendre ce soir atteindra les émetteurs de cette radio ? La réponse est facile.

Autres comptes rendus des Trans Musicales : 
Le dossier spécial de Alter1fo (Web magazine rennais)
Le retour Lisenn (rennaise également) dans ses déambulations rennaises
Dissogirl qui de derrière sa fenêtre à vue pas mal de choses (Vendredi et Samedi)
Le compte rendu de De La Lune On Entend Tout
et celui de Indipoprock.net
mais aussi des live à (re)voir sur Arte Live Web 

TUYSBX & Enjoy ! 


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décembre 22, 2010 @ 22 h 47 min

Trans Musicales 2010 : Soirée du Jeudi 9 Décembre

Rennes en Décembre : Les premières illuminations, la neige, l'arrivée de la fête foraine, les marchés de Noël, les stands de marrons grillés et… les Trans Musicales. Légèrement décalées dans le calendrier 2010, elles n'en furent pas moins riches en surprises. Commençons par le Jeudi pour un tour de chauffe (bien plus que ça en fait) au parc expo. 

Arrivée sur le parking désert du parc expo. Pas grand monde à l'horizon. Les halls n'atteindrons pas leur taux de remplissage maximum mais on peut dire qu'il y avait de la jeunesse. Un frémissement de fêtardise qui pointait le bout de sa trombine. Alors, certe, pour les canadiennes très énervées de Pack A.D. , qui ouvraient la soirée, cela ne s'est pas fait sentir mais l'envie était là. Combo guitare/batterie rock blues puissant, parfois usant, on aurait aimé qu'elles prennent à parti le public. A revoir dans une petite salle type "Mondo Bizarro".

The Pack A.D.

Il y a eu ensuite ce détour dans le hall 3 pour voir les jeunes mancuniens de Egyptian Hip-Hop. Absorber autant culture musicale à cet âge là (à peine 18 ans) et en faire un rock moderne aussi consistant. Dingue ! Le bassiste et le second guitariste se sont longtemps marrer sur scène. Se demandait-il pourquoi les gens dansait sur leur musique ? Si vous avez entendus leur premier single un peu branchouille Moon Crooner, ne vous y fiez pas. Le reste n'a rien à voir.  Mais quelle musique feront-ils à 40 piges ? (Enfin s'ils existent encore. C'est tout le mal qu'on leur souhaite)

Go back to the hall 4 ! (t'as vu je parle anglais) The Phenomenal Handclap Band. Chanteuse latino-newyorkaise élégante (soupir), funk-electro bien charpenté, un guitariste digne des grandes heures de Slash. Très bon moment ! En bonus, un bassiste sosie de Zach Galifianakis version 70's de très bonne facture.

The Egyptian HipHop

Je n'en dirais pas autant des jeunes américains de Funeral Party. Tout en puissance dans le chant, Chad Elliott devient au bout de 4/5 morceaux fatiguant. Ils ont la pêche. C'est clair. Ensuite, ils pourraient travailler un peu la nuance. A noter, un très bon jeu de lumière derrière. D'ailleurs pour les 3 soirs, les jeux de lumières apportaient vraiment un plus. (bon ça ne se voit pas trop sur les photos en noir et blanc).  

Passer 1h du matin, nous n'avons pas bien géré notre parcours. Les toxic avenger sont passés à la trappe et nous sommes restés dans le hall4 pour enchaîner Beataucue et Magnectic Man. Sentiment plutôt mitigé vis à vis des 2. Je ne sais pas si cela joue mais les deux frais moulus DJ de Beataucue bandaient un peu mou scéniquement parlant. En gros, ils ne réagissaient pas à la musique qu'ils produisaient. Un vrai décalage qui ma perturbé. Alors la musique dans tout ça. Je ne suis pas vraiment rentré dedans. Peut être que ça ne jouait pas assez fort. Même sentiment pour les Magnetic Man et leur dub qui a mis du temps à monter en chauffe. Je voulais vraiment les voir. Leur premier opus dub/house est particulier.

Bon je ne vais pas m'aventurer plus loin car au delà d'1h du matin, mon jugement a du être biaisé. Je voulais être en forme pour aller bosser. Pas vraiment dedans. Vous inquiétez pas pour les deux autres jours on a cartonné !

TUYSBX & Enjoy ! 


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décembre 8, 2010 @ 20 h 08 min

Trans Musicales 2010 : Samedi 11 Décembre

En général, la dernière soirée des transmusicales au parc expo se veut plus orienter musiques éléctroniques dansantes. C'est un peu moins le cas cette année. Sur le papier, chaque hall semble être formé autour d'un style ou une origine musicale commune : Hall 9 et la Green Room pour la techno et l'éléctro, hall 4 pour le hip-hop et dérivés et le hall 3 pour le rock-psychédélique héritier des 60's. Ce dernier hall accueille d'ailleurs la vieile gloire de cet édition (après Rodriguez et The Residents les années précédentes), Rocky Erickson chanteur du 13th Floor Elevator, considéré comme le premier groupe psyché justement.

Ava Luna

Ava Luna

Mélengeant rock, soul et R'n B, ce groupe de New-York jouera en fin d'après-midi dans la salle de la Cité. On est proche de l'univers de Jamie Lidell avec une touche plus pop du notamment aux choeurs féminins. Ne pas se fier uniquement au clip du morceau clips, l'univers du groupe semble beaucoup plus riche que cela et en live j'espère que les morceaux gagneront en efficacité.

>> Ava Luna : Myspace

 

Batida

Wikipédia nous informe que le terme batida renvoie à un cocktail alcoolisé Brésilien et que musicalement le terme désigne le rythme en Bossa Nova. Ici, il s'agit du projet de Dj Mpula qui proposera un Dj set une heure et demi plus tôt dans le même hall4. Il s'associe ici avec des MC et danseurs pour une musique issue du Portugal et de l'Angola. Sorte de Sound System mélangeant dance hall et baile funk avec des apports de musique traditionelle Angolaise tout cela chanté en Portugais. Ce set là risque de finir les jambes des plus vaillants festivaliers, dimanche matin.

>> Batida : Myspace

 

Renaissance Man

Renaissance Man

Je ne suis pas forcément adepte de tout ce que repère le label Kitsuné mais là je vais peut-être changer d'avis. Ce duo Finlandais fait ressortir la bonne vielle house et techno d'il ya maintenant quelques années la saupoudrant de quelques éléments de la dernière vague éléctro, plus au niveau du son que des structures. L'espoir de regénérer une musique vieille de 20 ans. Je m'emballe surement, c'est deux là ne pense peut-être pas à ça, mais ils seront là pour vous faire danser dans le hall9.

>> Renaissance Man : Myspace

Wooden Shjips

Wooden Shjips

Psychédélisme dans le hall3  avec ce groupe de San Fransisco, berceau du genre, pour finir la soirée. On est plus là du côté du Velvet Underground (album White light/White heat) et du garage que du 13th Floor Elevators. Tout ce qu'il faut : Mur du son, Clips colorés qui piquent les yeux, cheveux et barbes, guitares et orgues Vintages… Tu pratiques le headbanging tous seul chez toi en écoutant les Warlocks, tu fais la sieste en écoutant du Brian Jonestown Massacre et bien viens-y donc dimanche matin faire tous pareil mais avec le son plus fort, des jolies lumières et plein de gens autour…

>> Wooden Shjips : Myspaceclip coloré qui pique les yeux

Gonjasufi

Gonjasufi

Pour quelqu'un qui n'écoute que Skyrock ce n'est pas du hip-hop. Pour un autre qui connait les termes Warp ou Ninja Tune il vous dira que ça ressemble à du Abstract Hip-hop. Entre les deux, on peut dire merci à Dj Shadow de nous avoir vendu des téléphones portables et des bagnoles. La programmation donne comme genre pour Gonjasufi : Post Hip-hop. On est donc en présence d'une musique singulière et difficilement déscriptible. Hip-hop donc sur un tempo souvent lent, avec des samples orientaux et psyché (oui encore). Techniquement, il s'agit de collages sonores surmonté d'un chant rapé parlé bien propre. Le bonhomme ne semble pas chercher la facilité et risque d'en laisser certains septiques comme d'autres risquent d'être emballés (reste à savoir la proportion…).

>> Gonjasufi :  Myspace


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novembre 15, 2010 @ 23 h 35 min

Trans Musicales 2010 : Vendredi 10 Décembre

Vendredi, nous attaquerons le gros du dossier. Le hall 9 ouvrira ses portes et il faudra être au poil pour ne rien manquer. Les français feront encore bonne figure (Manceau, Garbo, La Corda…) et les styles risquent de s'entremêler. Psychédélisme, electro, pop, rock, tous les goûts seront dans le parc expo. 

Dengue Fever

Dengue Fever

Etrange et familière, la pop jazzy-exotique des américains Dengue fever devrait dénoter avec le reste de la programmation. Au chant, Chhom Nimol une expatriée cambodgienne, nous emmenera très loin. Pour exemple, la ballade Tiger Phone Card qui prend une tournure Bollywood à chaque émanation de sa voix. Dengue Fever semble inviter au voyage de manière intelligente puisqu'ils soutiennent une association de protection de la vie sauvage au Cambodge. Le concert pourrait être un peu plus qu'une simple promenade au bord du Mékong…

>> Dengue Fever Salle de La Cité : MyspaceLe clip du titre Seeing Hands et en live chez Jools Holland

Djak

Djak

Pop/rock à l'anglaise faite par des Angevins. Dansant, énervant (dans le bon sens du terme) il y a quelque chose de addictif dans la phrasé de Mathieu C. (je connais pas son nom de famille) et la façon de casser les chansons dans les refrains. Plusieurs titres telles que Heavy Cardboard Palace ou Kids don't have gun sont taillés pour la bande FM et risquent de ne pas laisser indifférent nos écoutilles tant ils sont énergiques.

>> Djak au 4 Bis à 15h45 : Myspace – Session acoustique Heart is a Joke au Jardin du Mail (Angers) 

Credit Photo Louise Poulain

Oy

Oy

Derrière ces deux lettres se cache la musique de la ghanéenne Joy Frempong. Une musique loin de tout qui agrège et désagrège des influences de manière non convenue. Les ambiances déstructurées et ludiques cognent à l'oreille dès les premières secondes. Il suffit de lancer son dernier album "First Box Then Walk" pour le constater. 26 titres assez fou qui jouent avec nos sens. Très instrumentalisés et complexes, on sent une veritable envie de partager la musique et de la faire vivre. C'est généreux et plein de groove. On se demande comment Joy va s'en sortir pour tout orchestré seule. Oui, elle sera seule sur scène avec ses dix doigts (et peut être ses doigts de pieds) pour nous divertir.

>> Oy au Hall 3 à 22h30 : Myspace – l'album First Box Then walk en écoute sur spotify – Et ce petit live, au Salonpalaver, qui montre bien son dispositif de scène

Connan Mockasin

Connan Mockasin

"Alternatif / Pop japonais / Showtunespop" Parfois, il suffit de lire l'intitulé de la page myspace pour être perdu. On en vient tout de même vite au faits puisqu'un magnifique player vimeo lance en auto-play un non moins éblouissant clip qui résume bien l'univers psychédélique de Connan Mockasin. Une pop folk tordue dans laquelle se perdent des voix monstrueuses. Je ne sais pas si c'est le fait de vivre en Nouvelle Zélande mais le tout sonne de façon très particulière. Cela n'a d'ailleurs pas échappé au label londonien Rough Trade.

>> Connan Mockasin à 22h05 au Hall 4 : MyspaceMegumi The Milkyway Above et it's Choade my Dear en Amsterdam Acoustics 

Shogun Kunitoki

Shogun Kunitoki

C'est un voyage psychédélique (oui encore) et organique qui nous attend à 1h00 du matin. Les finlandais Shogun Kunitoki (comme leur nom ne l'indique pas) vont surement prendre à contre pied l'humeur festive des festivaliers pour les emmener vers des ambiances cosmiques minimalistes. J'attend de voir les kaléidoscopes se superposer au son des orgues et nous bercer (Attention, pas trop tout de même).

>> Shogun Kunitoli à 1h15 au Hall 4 : Myspace – Le clip du titre Riddarholmen

Bien sur, j'espère que c'est une évidence pour vous, il ne faudra pas manquer Janelle Monae et M.I.A. dans le Hall 9. Le parc expo sera l'endroit le plus branché de la planète entre 23h et 1h50. Un petit rappel de leur potentiel "live" avec les Saturday TUYSBX Live : Janelle Monae / M.I.A.


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novembre 8, 2010 @ 22 h 21 min

Trans Musicales 2010 : Jeudi 9 Décembre

Plus qu'un petit mois pour prendre ses places pour les Trans Musicales 2010. Cette année elles auront lieu du 9 au 11 Décembre et se dérouleront principalement au Parc Expo (aéroport de Saint Jacques). Comme tous les ans, au milieu des quelques têtes d'affiches (M.I.A., Janelle Monae), Jean Louis Brossard a glissé de nombreuses inconnues dans l'équation de sa programmation. Pas toujours facile de faire un choix. Pour vous guider, je vous propose dans les semaines à venir une sélection très subjective de 5/6 groupes/artistes à voir (en tout cas que j'irais voir) pour chaque soirée. On démarre avec les 6 groupes/artistes à ne pas rater Jeudi (Autant commencer dans l'ordre).

Lena Deluxe

Lena deluxe

Lilloise de son état, Lena Deluxe proposera à l'étage du liberté un rock d'ambiance. Rock/ blues  délicat, l'agressivité est dissimulée dans certaines intonations, certains riffs. Parfois Cat Power, parfois Pj Harvey, Lena Deluxe est multiple. Je vous invite à écouter par exemple "Floere Foefke" ou "Daughter's little Helper" pour en attester. Chaque titre montre un aspect de l'artiste, une influence, une envie. Je suis curieux de la voir sur scène.

>> Lena Deluxe à l'étage du liberté : Myspace – Un avant goût live : Back On Stage filmé par la blogothèque 

Photo de Benoit Poix

Prismo Perfect

Prismo Perfect

Direction la côte Ouest…Française  avec Prismo Perfect. Et oui, si leurs riffs sentent bon la Californie, c'est bien sous la météo bretonne que les 3 brestois ont composés leur premier EP "Out Of Nowhere" (J'en toucherai 2 mots un peu plus tard dans TUYSBX). Un mélange de Grunge, de rock teenage et d'envolée psychédéliques qui devrait faire son petit effet sous les vitres du 4 Bis.  A écouter "Wired feelings" et son intro electro.

>> Prismo Perfect au 4 Bis : Myspace - Le clip de "Wired Feeling"

Egyptian hip-hop

Egyptian hip-hop

Les Egyptian Hip-Hop viennent de…Manchester. Tout à fait. Sous la grisaille anglaise certains rejetons de la reine parviennent tout de même à inventer des univers electro-exotiques assez lointains. Egyptian hip-hop, à mi-chemin entre New Order et The Cure. Un brin afrobeat, un bon brin psychédélique et un titre"Moon Crooner" produit par Hudson Mohawke.  Devant Egyptian Hip-Hop, tu dansera…mais comme dans les années 80. Les avants bras se balançants de gauche à droite devant ton visage. Oui c'est un peu branchouille tout ça, il faut le reconnaître. Mais si je pars du postulat qu'il va se passer quelque chose d'intéressant sur scène, je suis tenté par l'expérience . 

>> Egyptian hip-hop Hall 3 : Myspace –  Le clip de "Moon Crooner"

The Pack AD

The Pack A.D.

On termine cet article comme on l'a commencé avec des rockeuses…canadiennes. De jeunes rockeuses qui se sont lancées dans le filon blues/rock façon White stripes. Le titre de leur album "we kill computers" est assez évocateur. Ici pas de chichis-electro ou d'arrangements bien orchestrés. Les 2 copines la joue roots braillent, grésillent sur des vieux riffs blues aussi vieux que le monde tout en apportant, dans les structures, tous les bouleversements qu'a pu subir le rock'n roll en 50 ans.  Un peu punk  un peu boogie, un peu grunge… je suis preneur !

>> The Pack A.D. au Hall 4 : Myspace – A télécharger, leur Daytrotter session (très réussie, par ailleurs.)

Photo de Justine Warrington

The Phenomenal Handclap Band 

The Phenomenal Handclap band

Avec le funk en fil rouge, The Phenomenal Handclap Band ne se donne pas de limite. En glissant un dose de rock dans "Dim the Light" ou un peu de psychédélisme-electro dans  "The Journey To Serra Da estrela" les new-yorkais remettent à la mode les pantalons pattes d'eph et les boules à facettes. Avec en moyenne 8 protagonistes sur scène, c'est un véritable big band funk qui nous attendra dans le hall 4.

>> The Phenomenal Handclap Band au Hall 4 : Myspace - 

Photo de FotonovaNYC/AlexSolmssen

TUYSBX & Enjoy ! 

 

 

 

 

 


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septembre 22, 2010 @ 20 h 46 min

What happens in Scopitone (2010) ?

scopitone 2010

Depuis 2008, le Festival de musique éléctro Scopitone, principalement organisé dans l'ancien hangar Alstom, était pour moi et mes amis la petite fraîcheur de fin d'été. Le dernier week-end musical avant le début d'une période plus austère. Un bon moment qui nous tenait jusqu'aux Trans. Mais voilà, la cuvée 2010 nous a fait faux bond. Maladroite et fade la sauce n'a pas pris dans la bande.

Après une halte sur le quai François Mitterrand et son palais de Justice très contextuel (du texte orange défile verticalement façon Matrix), nous nous sommes rendu à l'entrée du site. Pas grand monde pour ce début de soirée. I Am Un chien se démène et… premier point noir. Les parisiens avaient beau aboyer de toutes leurs forces, le son n'était pas assez fort.     Pour vibrer un minimum, danser et se prendre un son qui semblait dans la veine rock, il aurait fallut pousser un peu les potards les gars. Est ce une conséquence des années précédentes un peu plus folles ? Y a-t-il eu restrictions ? Je ne sais pas mais le fait est que le son a pêché toute la soirée.

Bon, c'est une soirée qui s'amorce. Attendons de voir le reste. Pour le coup, l'arrivée d'Uffie fut fort fraîche. Pas emballer par l'album, j'étais tout de même curieux de voir ce qu'il allait se passer sur scène. Le groupe qui accompagne la blondinette assure et réveil la fan base – 100% constitué de minettes – venue pour chanter. Et oui, surprise, la plupart des jeunes filles autour de mois connaissaient les chansons par cœur. L'ambiance a donc été bonne sur ce concert mais légèrement psyché. Il y a un petit tour de force dans le set d'Uffie. La production si particulière de ses titres transforme n'importe quel hangar en un club tout droit sorti d'un Gossip Girl sous LSD. Funky et drôle.

the subs -  scopitone 2010

La suite fût beaucoup plus drastique puisque The Subs sont venus nous asséner leur techno-dance raide comme le béton de la friche numérique. Enervé, puissant – mais toujours pas assez fort – le groupe belge est sans doute la bonne surprise de ce Samedi soir. Un set réussi qui est passé à toute allure.

C'est là que les choses se sont corsées. Le public, plutôt boite de nuit que festoche, ressort excité. Il est plus de minuit et la friche se gonfle. Beaucoup de gens errent sans trop savoir ce qu'ils foutent là. Teenage Bad Girls & Digital Slaves démarrent sur la petite scène. Heureusement les lasers rouges sur scène nous occupent. L'énergie est là pour sûre mais il n'y a pas de réelle intention. Leur son reste trop brouillon. Trop d'effets, trop de beat. C'est lourd… comme les poings que je me suis pris dans les dents… A qui la faute ? Je ne sais pas mais l'ennui était là. 

Et ce n'est pas le taulier Carl Craig qui allait sauver cette soirée. Certes des visages plus âgés ont fait leur apparition. Les esprits ce sont apaisés mais la soirée était finit, ça ne collait plus. Je me suis crût à la nuit électro à Paris. Les 3/4 des gens se foutaient royalement de la musique (que l’on n’entendait toujours pas assez fort). 

La programmation de cette soirée en disait déjà long mais les expériences des années précédentes ont toujours donnés raison au Festival. J'avais tout de même pris ma place. C'était la dernière année où la friche numérique (en plein centre de Nantes) accueillait Scopitone. Espérons que le nouveau lieu redonnera du souffle aux organisateurs.

TUYSBX & Enjoy ! Quand même… avec 25 secondes de The Subs : 


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A Propos

Surtout fan de Rock’n Roll mais aussi du reste, j’aime passer du temps à découvrir de nouveaux artistes, dégoter des clips musicaux et surtout me rendre dans les concerts et les festivals.
Un peu plus…

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