Toujours un peu frustré de voir un lien tweeté couler dans ma timeline, je me suis enfin décidé à reconnaître cet enfant qui existait déjà depuis un petit bout de temps. Tout d'abord poste avancé du flux RSS TUYSBX puis rebooté pour y poster les prémices des "Lunch Time Song" et "Piqué à Vif" je me suis dit que le temps était venu de le rattacher au nom de domaine du blog. Pour quoi faire ? Simplement y déposer un MP3, un lien, une vidéo, un album, une image qui mérite plus qu'un tweet mais que je serais bien incapable de commenter sur TUYSBX. C'est le "reste" ("the rest" anglais. Ah pas bête le gars) le surplus d'informations que je ne savais pas où mettre et qui a désormais son refuge. Pour ce qui est de Top Up Your Sound Box, je préfère le garder pour les quelques mots que j'arrive extirper de ma cervelle et mes modestes "créations". Quand on a rien à dire il vaut mieux se taire et poster. C'est ce que je ferais avec ce Tumblr en essayant de ne pas trop en abuser.
Je démarre ce soir avec le clip de Mac Miller. Jeune Gangsta Rappeur en herbe qui a tout de même la délicatesse de saluer ses pin-up : tumblr.topupyoursoundbox.net
Niveau design, comme pour le grand frère, j'apporterai quelques retouche dans la semaine.
Sur ce coup là, je me suis senti con ! Après avoir fait quelques recherches poussées sur le web, je n'ai rien trouvé sur le/les personnage(s) qui se cachaient derrière le rap du Shabazz Palaces. Je n'avais rien à part un site clinquant dans la thématique 1000 et 1 nuits psychédéliques. Rien ! Même une nouvelle version "caféiné" du plus puissant des moteurs de recherche ne donnait rien. Et cela n'allait pas s'arranger puisque je me suis bêtement aventuré dans le formulaire de contact du site officiel pour demander s'ils n'avaient pas un .pdf, un fichier word ou un tweet sous la main qui aurait pu me donner quelques pistes. Mais voilà les Shabazz Palace ne sont pas du genre à lâcher du .pdf comme ça. Voilà ce qu'ils m'ont répondus :
The story is the music. Write what you willed to.
Comme on dit par chez moi : "Aller, mange toi ça mon gars !" Une réponse digne d'une punch line de rappeur en pleine boîte mail. Moi, petit merdeu de bloggeur provincial je pouvais fermer la boutique, revendre le nom de domaine, et léguer le copyright à mon chien (que je n'ai pas encore). Il me restait donc deux options : Soit je continuais à chercher et à trouver (on trouve forcément sur le net) soit je relevais la suggestion que le gentil rappeur de Seattle m'avait envoyé et je l'appliquais à la lettre. Je me suis laissé tenté par la seconde option : Ecrire simplement à propos de ce que j'entend.
Alors, alors…
Puisqu'il n'est pas possible de parader avec des dates, des noms et des histoires, je vais donc vous dire pourquoi j'aime ce groupe et ses 2 premiers LP et pourquoi d'autres ne l'aimeront pas. Le Shabazz Palaces propose un rap aux ambiances lentes et fluides. On est bien loin, très loin de la playlist Skyrock quoi que… Le "Bling-Bling" que l'on dénigre à longueur de temps pour ses excès trouve ici sa place en prenant une tournure sombre. Oserons nous un jour utiliser le terme post-bling-bling ? Je ne suis pas sûre. Encore faut-il le définir. Ce que je veux dire c'est que le Shabazz Palaces utilise des codes de leurs collègues de la côte ouest et en joue. Spechol-Analog pourrait se glisser aisément dans la bouche d'un Snoop Dog ou d'un Lil Wayne. Dans le Shabazz Palaces, la nonchalance est reine et prend une tournure psychédélique. Parfois à coup de dub comme sur Hottabach ou Chuch, parfois avec des ambiances plus modernes comme sur N.Splendored et ses sons crunks. La force du Shabazz Palaces se trouve dans la fausse lenteur des samples. Si vous aimez danser, tendez l'oreille sur Blastit. L'ambiance est dingue. De frêles petites percussions se fracassent contre un beat lourd et le flow du crew, toujours très maniéré, s'interpose je ne sais où pour nous faire hocher la tête. Ce qui est étonnant c'est le doute qu'ils sèment dans leur musique. A chaque début de morceaux on se demande réellement où nous sommes. Il faut un petit temps d'adaptation pour imaginer ce qu'il va se passer. Au début de ce paragraphe je voulais tenter d'expliquer pourquoi "d'autres n'aimeront pas" mais à part le manque de vrais tubes qui pourrait faire sortir le groupe de la confidentialité je ne sais pas trop quoi dire.
Je vous laisse donc juger avec ces quelques échantillons :
Le Blastit dont je vous parlais plus haut
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Avec Compass, Jamie Lidell frappe un grand coup en faisant table rase de tout ce qui avait fait le succès de son précédent opus. Poubelle, les ambiances gorgées de Stax et de Motown, bonjour, machines, boîtes à rythme et autres bidouillages.
Alors bien sûre, on ne peut être qu'a moitié surpris de ce virage. L'anglais a déjà prouvé de quoi il était capable en studio et sur scène en terme d'expérimentation. On se rappel par exemple de son passage chez From The Basement ou plus récemment du Book Of Moses réalisé à l'occasion de Record Club de Beck (Titre enregistré durant la création de Compass). Et puis n'oublions pas que l'arrière train de l'album est tamponné "Warp". Ce qui laisse toujours supposer un brin d'originalité. Ce qui semble vraiment nouveau c'est le procédé de création. En allant rencontrer aux quatre coins du continent américain des producteurs et musiciens pour travailler sur des morceaux précis (Beck, Feist, Chris Taylor, Pat Sansone, Chilly Gonzales), il récolte des sons, des idées et les met en forme par ses propres moyens. Sur Compass, Jamie Lidell est le maître à bord. On le ressent ! Prenons, par exemple, l'instrument principal : sa voix. Si elle est complètement cachée et déformée dans Your Sweet Boom, "Jim" choisit de la renvoyer à l'âge de pierre sur Coma Chamaleon. Les précédents albums ne laissaient pas le chanteur s'embarquer dans de tels registres.
C'est donc un Jamie Lidell libéré et fou qui traverse ces 14 titres. Un fou qui se permet de balayer les différents rôles du chanteur soul avec une distance étonnante. Jouer au crooner : Check ! Sur le slow cosmique She needs me, les murmures laissent place à de grands cris de douleurs façon Sexual Healing. L'ambiance de la chanson, toute en longueur nous laisse le temps de passer nos mains sur le corps de notre partenaire… On se chaloupe dans la salle "années 80", il n'y a que la boule à facette pour nous éclairer…
"…Don't ever let her go, don't ever let her go…"
et tout à coup Jamie Lidell vient achever la chanson fougueusement. Je divague un peu mais cette piste est prenante et loin d'être naïve finalement.
Après ce moment intense, place au R'n B/ Electro. Alors je dis R'n B/ Electro… Mettons nous d'accord. Nous sommes bien loin de l'air de jeux des caïds classiques où le chien du voisin "Autotune" fait ses crottes tous les matins. (Non, monsieur !) I wanna be your Telephone possède un beat rageur armé d'une basse solide et groovy. L'urgence est palpable et l'ambiance très riche, ponctuée de riffs de guitares, évolue constamment durant les 3 minutes 30.
Jamie Lidell à une vraie capacité à s'approprier les genres et même les styles de certains chanteurs. Pour preuve, l'hommage à Michael Jackson, Enough is Enough. Il explique s'être inspiré de la période Jackson 5. Je ne l'aurais pas lu avant d'écrire ce post je n'aurais jamais fait le rapprochement. Le titre joue une pop/funk légère et acidulée par une flûte traversière surprenante. Au bout du compte, après plusieurs écoutes, le titre aurait pu inspirer une des chorégraphies synchronisées aux 5 frères. Beaucoup plus évident (pour moi), le saccadé The Ring. Sur les terres de Stevie Wonder (puisque c'est de lui qu'il s'agit) la batterie de James Gadson nous rapproche de Superstition. Proche du taulier dans la nervosité, Jamie Lidell fait de The Ring un blues bruitiste qui explose dans tous les sens à chaque rythme.
"Compass" est envahissant. Il capte mon attention du début jusqu'à la fin sans jamais s’épuiser. Enfin presque. Le titre éponyme de l'album Compass, reste ma petite déception. Le duo guitare voix tremblotante me laisse sur ma fin. Dans le domaine, des ambiances "spirituelles" Big Drift m'emballe beaucoup plus. Un western psychédélique hanté par un fantôme mort-vivant.
Cet album est excitant en tous points. De l'histoire de sa conception à l'écoute, il dégage un vrai sentiment de liberté. Jamie Lidell donne l'impression de se jeter à corps perdu dans des expérimentations réussies toutes plus improbables que les autres sans jamais se donner de grands airs.
Si vous n'êtes pas convaincu, je vous invite chaudement à cliquer sur ce lien et à écouter :
Pour les grands sceptiques je suis prêt à venir vous faire une chronique personnalisée de vive voix. (Pour un rendez-vous, je lis les tweets, les commentaires Facebook et mes mails). Avant cette mesure, un petit tour du côté de la Blogothèque et du Concert à Emporter qui lui était consacré à la sortie de "Compass" peut suffire :
En cette année 2010, un vent de grun… de rap souffle sur Seattle et ce n'est surement pas le trio The Physics qui vous dira le contraire. Avec leur dernier trois titres "Three piece" (pourquoi s'embêter avec les titres ?) ils ouvrent le grand livre du hip-hop et appliquent les recettes gagnantes avec pêche. Ici rien de dirty ou de trash (sinon je te clash !). On aborde la côte ouest sous un jour meilleur. Au nord, l'air y est plus frais, l'atmosphère plus douce et la musique s'y fait plus légère. Léger, doux, frais. Une bonne recette pas bien complexe à l'oreille mais qui demande tout de même un savoir-faire pour que le met soit audible dans l'assiette. Vous avez déjà essayé de refaire les crêpes à mamie Yvonne ?
Chez Les Physics, on a donc travaillé ce savoir-faire. La page bandcamp du groupe est un petit trésor. Du Funk, du rap/jazz, la carte old school à fond, chaque influence est scrutée et tournée à son avantage. Les premières productions sonnent (déjà) comme des classiques et le fameux coup de main pour que la sauce prenne est désormais acquis. "High Society", le dernier EP n'échappe pas à la règle (en téléchargement gratuit). Orchestration juste, régularité, le son est sans accros. Rien à redire…
Et l'assaisonnement dans tout ça ?
Il faut se tourner vers "Three piece" pour trouver un début de réponse. Corona On Madrona, My Place et Jet Set annonce les saveurs du prochain album "Love Is a Business" prévue cette année. Une attitude un peu plus battante. Une palette de sonorités toujours aussi maîtrisées. Une envie de marquer les esprits plus forte. On sent un léger changement d'attitude. Intriguant. Sur Corona On Madrona, les flows percutent différemment et Jet Set les fait un peu plus sensuels. Auraient-ils trouvés l'épice magique ? Il faut l'espérer. The Physics avec un brin de folie supplémentaire gagnerai des galons et pourrai nous emmener beaucoup plus loin.
En attendant, je vous recommande chaudement de cliquer sur l'URL ci-dessous :
et d'y télécharger gratuitement ou d'écouter (gratuitement aussi), le succulent "Three piece" et le délicieux "High Society", dernier EP en date. Vous m'en direz des nouvelles.
A écouter : Corona On Madronas du dernier EP Three Piece
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
A Rennes, Jeudi 29 et Vendredi 30 Avril, la culture café-concert investit la ville avec le festival "Bars'n Rennes". Organisé par l'association Bars'n Breizh qui organise tous les ans "Bars en trans" à l'occasion des Transmusicales, ce nouveau festival rennais fait office de plat d'entrée avant le lancement des festivals d'été. Une belle occasion d'observer de près la scène locale.
Si vous jetez un coup d'oeil à la programmation vous remarquerez vite qu'il sera difficile de tout voir dans une soirée car la majeure partie des artistes passent à la même heure. Je me suis donc fait une petite sélection très subjective et partielle des groupes que je tenterai de voir. Et oui une trentaine de groupes en 2 jours c'est tendu. ( Mais où est ma Dolorean ?!)
Jeudi, je me laisserai tout d'abord tenter par une escale au Bistrot de la Cité. On pourra y entendre My Lullaby avec un son pop/rock grinçant et sérieusement dansant. Puis, si mon timing est bon, les Night Clubs Sandwich : Deux membres des Bikini Machines qui se sont assignés la tâche de reprendre de grands classiques rock (Ramones, AC/DC…) au Microkorg. Curieux de voir ce que ça donne.
Non loin de là, en bas de la place des Lices, Le Chantier accueillera pendant 2 jours une sélection très funky/hip-hop : Jeudi, Dj Fresh rencontrera le chanteur traditionnel sénégalais Sambou Kouyate pour un duo platine/chant surement étonnant et le Vendredi Dj Sambal, membre de Micronologie, remettra une couche de hip-hop scratché, de dub step et d'électro.
A voir au Combi Bar, Jeudi, le trio de DJ Powercash. Un set electro complètement fou. Du moins c'est ce que j'avais retenu lors de leur dernier passage au Sambre. Le Sambre, justement, où on pourra entendre, Jeudi, le rock "solaire" des Maria False.
Dans les contrées Folks il y aura également de quoi se régaler. Tout d'abord avec The Last Morning Soundtrack au Oan's Pub. Des ambiances délicates et mélancolique qui ont déjà conquis de nombreuses salles depuis 2007. Dans un registre plus lumineux, on pourra retrouver Julien du groupe My Lullaby avec son projet Manceau. Des chansons légères et colorées qui viendront égayer le Sablier.
Vous l'aurez compris Bars'n Rennes c'est une série de concerts dans tout un tas de lieux mais en même temps. Je ne sais pas si moi et mes amis verrons tous ces groupes mais ce qui est sûre c'est que bon nombre d'entre nous finiront à la Fake Party. Un finish en apothéose de 23h à 7h tous entassés à l'Espace. Echauffement des quadriceps, adducteurs, ligaments et autres muscles clés pour la danse obligatoires. Au programme deux bandes de rockeurs locaux et bien barrés : les Russian Sex Toys d'un côté et les Wankin' Noodles mais aussi tout une tripotée de guest pour les accompagner. (The Popopopops en DJ Set), Theo Gravil, Dakunt & Stinj, Flip (Darabi), Bikini Machine (en Dj set) et DJ Row). Rien qu'a écrire cette liste je suis déjà épuisé.
Pour vous faire votre propre soirée, toute la programmation et les adresses sur : http://barsinbreizh.com/
P.S : Pour compenser le non live de Samedi dernier, je vous ai placé la version live de He's the one, She's the one des My Lullaby sur Rue de la Quintaine. Grande émission quotidienne du paysage audiovisuel rennais :
Athens (Géorgie, U.S.A.) a surement du être annexée au Royaume-uni dans les années 80…en tout cas musicalement. Sinon que penser de The Method Actors. Comment Vic Varney et David Gamble, au début de cette décennie, se sont-il mis en tête de produire un son aussi proche (et pourtant différent) de celui de leurs cousins anglais ? Un son new wave légèrement dépouillé, plus espacé, tout autant rythmique (Dancing Underneath) et animé par une voix, que dis-je la voix chahutée de (et part) Vic Varney.
Voilà ce qui m'est passé par la tête à la première écoute de This Is Still It. Une réédition/compilation de titres tirés de leur précédents opus. Je n'aime pas trop comparer mais là c'est bien trop évident, même trop pour que cela fonctionne. Du Gang Of Four en plus torturé (No Conditon), du Joy Division en plus fun (Can't Act). Cette batterie qui se débat à chaque mesure pour venir vous couper le souffle… pfiouu. Des ricains à mi-chemin de tout ce qui se faisait et qui d'ailleurs ont vite été rapatriés en métropole (Oui je vous rappel que Athens est annexée au Royaume-Uni ^^) pour signer sur le label anglais Armageddon.
Même énergie, mêmes intentions, donc, à un détail près : La durée. Les colonisés sont radicaux. 5 minutes ou rien ! J'exagère un peu mais si on lit la track list on voit très peu de 2 minutes et cela se ressent dans l'écoute. Sur un titre un peu lent comme She, on attend encore et encore quelque chose qui ne viendra pas (Idem pour You). Sur 5 minutes le groupe se retient et lâche à de rares occasions la bête. C'est hypnotique, absorbant (Essayez un matin dans le bus vous verrez) et on est mal à l'aise. Voilà mon sentiment général quand j'écoute ces 19 titres (oui c'est très long).
J'ai une légère boule au ventre qui se profile car je suis face à quelque chose de vrai. Une sorte de non-rock qui ne veut plus distraire. Il n'y a pas de mise en scène… Si vous avez 9 minutes 18 lancez l'album sur Spotify, ici, et écoutez She puis You… Eprouvant.
TUYSBX & Enjoy !
P.S. : Si quelqu'un a des adresses pour voir des live de The Method Actors, je suis preneur. Youtube ne ressort que les masterclass holywoodienne.
Surtout fans de Rock’n Roll mais aussi du reste, j’aime passer du temps à découvrir de nouveaux artistes, dégoter des clips musicaux et surtout me rendre dans les concerts et les festivals. Un peu plus…