fév 20

dirty projectorsCette semaine, à l'occasion de la fashion-week newyorkaise, Solange Knowles, poste avancé de la famille sur les terre de l'indie musique, est venue accompagner Dirty Projectors sur son titre Stillness is The Move. Mais il y a un hic ! Les deux  vidéos présentées sur Pitchfork (Stillness is the move + une cover) sont de très mauvaise qualité (son et image) et vous savez bien que chez TUYSBX on a un certain standing  (Non monsieur, ça va pas être possible ce soir). Donc voici le deal : Pendant que, soit disant, je vous ferai part de mon enthousiasme pour une vidéo live des Dirty Projectors à Williamsburg au bord d'un lac (magnifique d'ailleurs) qui m'a fait redécouvrir le titre blablabla, vous irez discrètement cliquer sur les deux liens youtube que j'aurai déposé en bas de page. La phrase secrète sera "Un groove de malade".

Oooh ça c'est un chouette concert alors (Clin d'oeil) !  Au bord de l'eau, un paysage industriel, un couché de soleil estival et les Dirty Projectors jouant Stillness Is The Move. La légère Haley Dekle, chanteuse en chef, envoute l'audience avec ses petits gémissement et sa danse calibré au beat près. En effet dès les premières intonations le décalage avec les instrumentaux  funky/R'n B se crée et interpelle. Je ne sais pas ce qu'il en est au niveau de leur succès mais Stillness Is The move est un tube qui mériterait d'être passé en radio plus souvent. (Sifflement…)

TUYSBX & Enjoy !

"Un groove deux malade"

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fév 18

j tillman wild honey n

Dans la continuité de l'article précédent, un artiste folk qui vient de sortir un single plaisant. Il s'agit de J. Tillman et de son double titre "Wild Honey Never Stolen/Borne Away On a Black Barge" paru chez Western Vinyl.

Deux chansons très courtes que l'on entend à peine passer et qui raconte pourtant des histoires fortes. La présentation de Western Vinyl explique que la première Wild Honey Never Stolen évoque un paysage post apocalyptique et que la seconde Born Away On a Black barge est une relecture de la dernière bataille du roi Arthur. Réalisé en compagnie d'un autre folkeu plus sombre, Bill Patton, Josh Tillman chante donc les ténèbres à sa façon. Sa voix légèrement claire et voilée n'est que mélancolie et bizarrement elle illumine ces deux titres. Un équilibre fragile qui à la fois rassure et provoque le sentiment inverse.

Et vous qu'en pensez vous ? Vous pouvez écouter le single sur Spotify  ou vous connecter sur Western Vinyl pour commander l'édition Vinyl limité.

TUYSBX & Enjoy ! 

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fév 16

chapelle rennes

Vendredi 12 Février, je me suis rendu à la chapelle accolée au conservatoire de musique de Rennes pour écouter jouer Pillar and Tongues et My Name Is Nobody. Et je dis bien écouter car ces deux groupes aux ambiances délicates nous ont été servis dans un cadre propice. En effet, le calme règne en maître dans cette chapelle (construite fin XIXème, pour info). Même aux entractes les discussions sont comme absorbées par les murs afin que le silence persiste. Une ambiance aussi inhabituelle, pour moi un Vendredi soir, que la position dans laquelle nous devions assister au concert. (Couché ? sur un pied ? en poirier ?)
 
Après s'être plus ou moins appropriés l'endroit, nous nous sommes donc assis (oui, c'est possible) pour écouter Pillar and Tongues. Et là encore rien d'habituel. Avec un contrebassiste de dos, la violoniste rarement face à nous et la batteur en plein milieu de la scène les notes émises ne pouvaient être que peu communes. Attention rien de bruyant, chez les américains tout se fait progressivement, lentement. On inquante encore et encore sur des rythmes sans cesses nourris de cymbales, de légers coeurs et et de chauds frottements de cordes. L'ensemble enveloppe le public. Un détail, nous étions très près de la scène. Comme mis à nu, nous ne pouvions pas nous cacher dans un noir total, nous éloigner pour revenir. Une configuration donc déstabilisante mais qui nous mettait en phase avec le groupe pour vraiment écouter. Une fois passé, il est même difficile d'imaginer Pillar and Tongues dans une salle de concert classique.

Le myspace à écouter tranquillement chez soi : http://www.myspace.com/pillarsandtongues

Un jus de pommes plus tard, nous voilà encore une fois assis mais plus près de la scène. Les premiers mots de Vincent Dupas, chanteur/guitariste de My Name is Nobody, nous invitent à nous rapprocher. Pour le coup, je pouvais quasiment poser mes pieds sur la scène. Vu en contre-plongée, le folk, parfois rock, des nantais est beau et fluide. Même dans les moments explosifs (Strange), le style reste propre et sans accrocs. Le batteur est solide, le bassiste toujours présent en fond et le piano donne un vrai son aux morceaux plus orchestrés. Pour le coup, My Name is Nobody affiche une composition sur scène plus familière mais cela n'a pas fait fuir le calme. Toujours cette même impression. Lors des guitares/voix on pouvait même écouter clairement les respirations et les chuchotements sans forcer. Les membres du collectif Effervescence (Papier Tigre, La Terre Tremble…), avec des compositions toutes en nuances, ont vraiment charmé la chapelle et joué avec son silence Vendredi soir.

Le myspace à écouter calmement chez soi (avec le premier extrait de leur prochain Ep "Here in Don Benito") : http://www.myspace.com/mninmusic

Un concert vraiment marquant pour moi. Il y avait une rare disposition du public à écouter (oui,je me répète). Une ambiance, en fait, assez proche de ce qui peut se passer dans un concert de musique classique. Il faut implicitement se taire. Les commentaires ne sont pas tolérés. L'auditeur doit se concentrer sur la musique. Alors bien sûr, la soirée était plus détendu Vendredi mais je ne m'attendais pas à y retrouver une part de ces codes.

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fév 13

En une dizaine d'années, le groupe américain Fugazi a développé un punk sophistiqué. Les premiers albums, sortis au début des années 90, "Repeater" ou "Steady Diet of Nothing" sont déjà très élaborés en proposant une écoute sur la longueur. Il y a une maitrise des ambiances avec des moments expérimentaux et d'autres plus classiques dans un format 3 minutes. L'équipe de Ian MacKaye ne semble jamais vouloir aller dans la facilité. D'ailleurs, on ne reconnaît pas de véritable tube, un titre phare qui serait emblématique de chaque album. Les productions forment un tout et il est difficile d'en extraire une pour évoquer un album. Par exemple, sur "In on the Kill Taker" (1993) en beau milieu d'album il y a cet enchaînement assez prenant entre 23 Beats Off et Sweet and Low. La transition entre l'amas de larsens/distorsions du premier et le calme du second déstabilise mais captive. C'est le genre de groupe que j'aurais souhaité découvrir au moment de leur existence. Bon j'étais encore à l'école primaire. C'était peut être un peu tôt. Mais, penser que ce genre de choses se sont produites sous mon nez sans jamais en soupçonner l'existence c'est frustrant. Il faut rattraper le temps perdu et simplement imaginer ce que cela a dût être… 

Pour tous ceux qui souhaitent rattraper le temps perdu (ou pas), voici donc un playlist des lives disponibles sur Youtube. Les performances sont tirés du DVD "instrumental" et proviennent de différents albums  : 

 

1. Glueman (13 songs)

2. GreatCop (In on the Kill Taker)

3. Long division (Steady Diet)

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fév 9

the cigarette bums

The Cigarette Bums, littéralement les emprunteurs de cigarettes, sont allés tirer des taffs sur les mégots de tous les styles. Avec une production constamment garage (même trop), les californiens habitués à jammer dans la rue, se plaisent à passer du boogie au hard rock 70's (The Odissey) ou a crier comme des punk sur du blues/funk (The Electric, Make Love, Not War).

Après écoute de ce myspace, on peut se dire que le tout est un peu fébrile. Rien de bien nouveau dans les compos, dans l'énergie mais il y a toujours des moments dans leurs chansons où cela devient intéressant comme sur Whiskey and Water. Il y a toujours un instant où la voix de Eamon McGinnes devient plus sombre, plus rocailleuse et toujours un solo où Steven Sloughter  domine sa guitare (Goin Nowhere). Je me suis, peut être, fait enfumé mais les groupes qui sortent de nul part avec des titres plus ou moins biens fichus c'est plaisant et toujours aussi surprenant.

Voilà mon petit top à écouter sur leur myspace :

- Electric
- The Odyssey
- Make love, not war
- Whiskey and water
- Going nowhere
- Jailbird
- Angelin the snow
 

www.myspace.com/thecigarettebums

Pour les acheter il semble qu'il existe un single sur LA Records. Reste à savoir si la maison envoi jusqu'en France.

Edit :  LA Records livre jusqu'en France ! Faites vous plaisir, c'est par ici

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fév 8

La vie est de plus en plus belle pour nos amis les Geeks : Pixel Art, retro-gaming, série TV, musique 8-bit tous les domaines créatifs y passent et ce n'est pas à la MJC de l'Antipode que l'on vous dira le contraire. Samedi 6 Février se déroulait la soirée Play! consacré a cet univers. Au programme une exposition du graphiste Guillaumit, une salle d'arcade (Soul Edge powa) et un dancefloor équipé de 4 artistes/groupes résolus à nous faire danser de toutes les manières. Même le public était invité à jouer le jeu en se déguisant. Le thème de la soirée : Geek c'est chic !

Le Teaser de la soirée résume bien l'ambiance :

Niveau musique on peut dire que les pieds et les oreilles ont été servi et même nos petits yeux. La performance de Gangpol & Mit fut une vraie expérience avec un travail sur l'animation assez poussé. Dans la ligné de l'exposition de Guillaumit (membre du groupe), le duo nous emmène dans un pays sans tabous à mi-chemin entre les Télétubbies et South Park sur fond de musique 8-bit digne des plus grands succès de Snes. Le résultat est complètement fou.

Extrait :

Myspace  : http://www.myspace.com/gangpolundmit

Ensuite est venu le temps pour les Lillois de Dat Politics de prendre les sampleurs en main. Un petit air de Kap bambino, moins glauque, plus coloré mais autant déchainé. La foule est amassé sur le devant de la scène, certains montent même dessus. La chanteuse avec ses petits cris nous mène par le bout du nez et tout le monde  semble aimer ça.

Myspace : http://www.myspace.com/datpolitics

Enfin, un pro-Edbanger un peu plus violent que la moyenne est venu nous rendre visite. Son nom Huoratron et on ne peut pas dire qu'il ai fait dans la dentelle. D'un côté, les 5h du matin approchaient. Piquer du nez nous aurait été fatal. Je crois qu'il a tout fait pour nous tenir en vie avec ses titres vraiment sans concession. Huoratron n'est qu'efficacité et ses sautillements sur scènes étaient assez communicatifs.

La bande annonce de son dernier EP plutôt bien fichu :

Myspace : http://www.myspace.com/huoratron

Mention spéciale aux deux copines Nate & Jojo que  Nerd Can Dance m'avait fait découvrir. Également graphistes et stylistes, elles ont apporté à l'Antipode une sélection, mixé par leur soins, assez réussie et une phase de Drum'n Bass qui a remis en jambe pas mal de monde pendant la soirée.

Myspace : http://www.myspace.com/nateetjojo

Si il y a une chose qu'il faudrait retenir de cette soirée c'est encore une fois l'importance de la vidéo surtout avec Gangpol & Mit. On peut en voir de plus en plus dans les sets electro. Que ce soit avec des gros moyens (ex : le cube expérience de Etienne de Crécy, le mur lumineux des Birdy Nam Nam) ou de simples (pas tant que ça) séquences de vidjeing projetées, venir à un concert d'électro c'est maintenant en prendre plein les mirettes. On pourrait presque s'asseoir et regarder…

TUYSBX & Enjoy ! 

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